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ESG Data & I.A, la méthodologie groupe ESG pour une école de commerce d’avenir

À contre-courant depuis sa création dans les années 1970, le groupe ESG se distingue à travers ses écoles de commerce qui s’adaptent aux besoins des entreprises et aux évolutions majeures de société. Elles s’attachent à attirer une diversité de profils non formatés et à développer les talents personnels de chacun. À l’occasion de l’ouverture de la nouvelle école ESG Data & IA , prévue pour septembre 2021, nous nous sommes entretenus avec Marie-Anne Marc, Directrice Marketing et Communication des écoles ESG, afin de comprendre la stratégie et la méthodologie du groupe pour créer des écoles d’avenir…

La nouvelle école de commerce ESG Data & IA ouvrira ses portes en septembre 2021, afin d’accueillir une première promotion. Au fil d’un parcours bachelor + master décliné en deux filières (chef de projet ou marketing/commerce), les étudiants seront à la fois formés au commerce et aux technologies d’intelligence artificielle et de science des données.

L’objectif ? Être en mesure de répondre aux besoins des entreprises, à la recherche de profils capables de comprendre les technologies du numérique et de la data devenues un enjeu majeur dans tous les secteurs.

Cette synergie entre commerce et Big Data incarne-t-elle réellement le futur ? Comment le groupe ESG se projette-t-il dans l’avenir, et comment les formations sont-elles conçues pour s’y préparer ? Pour le savoir, en amont de l’ouverture de cette nouvelle école ESG, nous nous sommes entretenus avec Marie-Anne Marc, Directrice Marketing et Communication des écoles ESG.

Comment les écoles ESG se distinguent-elles des autres écoles de commerce ?

Les écoles de commerce se distinguent d’abord au niveau des reconnaissances. D’une part, certaines écoles sont sur une reconnaissance académique. Par exemple, le  » grade de master  » est un label reconnu par le monde de l’enseignement : professeurs-chercheurs, publications dans des revues professionnelles…

L’autre type de reconnaissance, c’est la reconnaissance professionnelle. Elle passe par des titres certifiés enregistrés au  RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) qui dépend de France compétences, un organisme rattaché au ministère du travail.

Les écoles ESG ont choisi de se positionner sur une reconnaissance professionnelle. Ce sont des écoles  » professionnalisantes « , On prépare nos étudiants à être professionnels et opérationnels, dans le but d’être  » employables  » rapidement. Pour beaucoup, dès le cours de leurs études. Nous les préparons aussi à avoir toute l’agilité nécessaire pour continuer à évoluer tout au long de leur carrière.

Cette professionnalisation passe par différents moyens. D’une part, une pédagogie pratique et concrète, à travers notamment des projets menés pour le compte d’entreprises réelles. Ça passe aussi par des intervenants professionnels qui pratiquent leur métier au quotidien et viennent partager leur expérience et leurs compétences avec les étudiants.

Tous les ans, les étudiants découvrent l’entreprise à travers des stages, ou l’alternance à partir de la troisième année. Presque toutes nos formations permettent d’obtenir des titres RNCP certifiés.

Nos écoles se caractérisent aussi par une grande diversité des étudiants, par rapport à d’autres écoles qui se veulent plus sélectives et formatées. La  création de l’ESG dans les années 1970 s’est appuyée sur une conviction : la sélection par la personnalité vaut mieux que la sélection par les maths.

Le fondateur de l’ESG est parti du principe qu’il y a plein de profils intéressants qui n’étaient pas forcément matheux, et qui avaient plein d’autres qualités. On accorde beaucoup d’importance à la personnalité, à l’envie de faire, peut-être plus qu’aux résultats scolaires antérieurs.

Ce qu’on voit en entreprise actuellement, c’est qu’il faut évidemment une tête bien faite, mais aussi une personnalité ouverte et que chacun puisse exprimer ses propres forces et ses propres talents. Nous voulons donner sa chance à chacun pour se construire.

Les écoles ESG sont présentées comme des écoles d’avenir. Considérez-vous que les mots d’ordre que vous venez de citer constituent aussi le futur en entreprise ?

Oui tout à fait. C’est ce qu’on observe actuellement, notamment porté par la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Les entreprises sont très en demande de diversité, de personnalité. Les  » soft skills  » sont de plus en plus recherchés depuis plusieurs années.

Une autre caractéristique des écoles ESG est de concevoir et de faire évoluer les formations en fonction des besoins des entreprises. C’est d’ailleurs comme ça que nous en sommes venus à créer l’ESG Data & IA. Tous les professionnels qu’on a interrogés sont à la recherche de profils hybrides.

Après avoir eu du mal à trouver des Data Scientists, les entreprises sont désormais en pénurie de commerciaux, de marketeurs ou de chefs de projet vraiment formés au domaine de la Data et de l’intelligence artificielle. Qui aient cette double compétence à la fois métier et technique, qui leur permette de travailler dans le secteur.

Les startups par exemple mettent beaucoup de moyens dans les équipes scientifiques, puis se rendent compte qu’elles n’ont pas le personnel qu’il faut pour vendre ce qu’ils ont produit. Parfois, ils ont conçu des solutions qui ne correspondent pas totalement aux besoins de leur client. Elles ont donc besoin de ce profil commercial capable de saisir les besoins clients, capable de comprendre les besoins des métiers et de les traduire aux équipes techno.

L’ESG Data & IA est un excellent exemple d’école d’avenir, puisqu’on sait que pendant des années les entreprises vont être à la recherche de profils capables de traiter la Data. 

Actuellement, les entreprises ne trouvent plus ce qu’elles recherchent dans les écoles de commerce traditionnelles ?

Je n’irais pas jusque là. Mais ce qu’elles viennent chercher à l’ESG, ce sont des profils qualifiés, formés à leur secteur ou à leur domaine d’activité.  Etre commercial dans la Data, ce n’est pas comme être commercial dans le tourisme ou dans le luxe.

Ça demande une connaissance du secteur, des enjeux, du fonctionnement entre les différents acteurs du secteur. Et en l’occurrence des compétences techniques, pour comprendre ce dont on parle et faire le lien entre le métier et les équipes techniques, scientifiques et de développement de solutions.

Un commercial qui ne connaît pas la Data ne va rien comprendre aux besoins du client. Un marketeur ne sera pas capable de traduire ces besoins aux équipes techno. Le produit ne correspondra donc peut-être pas à la demande du client.

L’entreprise n’a pas le temps de former ses nouvelles recrues. Elle a besoin de personnel immédiatement opérationnel.

Comment compensez-vous les éventuelles lacunes techniques des étudiants ?

Comme je vous le disais, à l’origine dans les années 70, le fondateur de l’ESG voulait aller à l’encontre de la prédominance des mathématiques dans la sélection des candidats. Pour une école comme ESG Data &IA, forcément, il faut avoir une certaine appétence pour les maths ou l’informatique.

Les candidats qui postulent pour une première année de bachelor ont tout intérêt à avoir suivi la spécialité maths ou la spécialité numérique et sciences informatiques du nouveau bac. Les candidats que nous rencontrons pour une entrée en 3e année de bachelor sont jusqu’à maintenant tous familiarisés avec les maths ou l’informatique. Ils viennent de licence maths-informatique, BTS et DUT informatique, prépa d’écoles d’ingénieurs, école de développement web et s’intéressent à la filière chef de projet. Pour ceux qui viennent plutôt pour la filière business, leurs études précédentes peuvent être de toute sorte. La formation porte plus sur l’utilisation de modèles définis, des outils sans code, de la datavisualisation, donc des domaines sans technicité forte. Mais dans tous les cas, ils ne choisissent pas de travailler dans la data par hasard. 

Dans la formation ESG Data &IA, il y a tout un volet progressif sur les langages de programmation informatique et les techniques statistiques. Si ce sont des sujets  qui rebutent totalement l’étudiant, c’est sûr que ça n’ira pas. Mais il est de toutes façons peu probable dans ce cas qu’il envisage de se former dans le domaine.

Pour des jeunes qui aimeraient travailler dans le domaine de la Data et de l’intelligence artificielle sans forcément faire une école d’ingénieurs, la formation ESG Data et IA est intéressante. Il est possible de travailler sur des solutions exploitant la Data sans être soi-même développeur ou Data Scientist.

Arrivez-vous à trouver un équilibre entre l’aspect pratique et la partie théorique qui demeure importante ?

Bien sûr. Le principe de l’école est autant que possible de partir d’un projet réel d’entreprise, pour ensuite activer les modules de formation adaptés pour répondre à ce projet.

C’est donc un mix entre pratique et théorie. Bien sûr qu’il faut des fondamentaux, mais ce qu’on cherche toujours dans les écoles ESG c’est de donner du sens à ce qu’on apprend. Plutôt qu’un cours de droit théorique, par exemple, on parle du RGPD dans le cadre d’un projet : quelles données a-t-on le droit d’utiliser pour un projet basé sur la data, de quelle manière pour respecter le règlement ?

Les projets permettent en outre de se mettre dans des conditions de travail comme en entreprise, d’apprendre à travailler en équipe, à mettre en commun des compétences diverses et à présenter les résultats de manière professionnelle devant le client commanditaire. C’est une excellente manière de se professionnaliser.

Quelles sont les évolutions prévues pour cette école et pour le groupe ESG ?

Vu que l’école ouvrira ses portes en 2021, nous allons déjà mettre en place ce que nous avons prévu. Lancer la formation, avec les deux filières : Chef de projet, et Marketing / Commerce. C’est ce dont les entreprises ont besoin actuellement. Dans les deux cas, il s’agit d’un bachelor suivi d’un master, avec titre certifié à la clé.

Par la suite, comme pour toutes nos formations, au fur et à mesure nous allons la faire évoluer. Si quelque chose change fondamentalement dans le domaine du Big Data, on l’intègrera  à nos formations actuelles. Comme c’est un domaine qui se développe très vite avec de nouveaux métiers qui se créent, on s’adaptera au fur et à mesure .

Nos intervenants étant des professionnels en activité, ils sont d’excellents  » poissons-pilote «  pour anticiper les changements et évolutions. Nous sommes aussi en contact avec beaucoup d’entreprises, puisque ESG appartient au groupe Galileo Global Education numéro 2 mondial de l’éducation de l’enseignement supérieur avec plus d’une trentaine d’écoles en France. Nous avons donc un réseau mondial de partenaires avec qui nous sommes en contact permanent.

On reçoit aussi beaucoup d’offres d’alternance de la part d’entreprises, ce qui permet de voir ce dont elles ont besoin et vers quoi elles s’orientent. C’est une bonne veille sur le sujet.

Outre la Data et l’IA, y a-t-il des écoles ESG pour d’autres domaines d’avenir ?

En parallèle à l’école ESG Data &IA, on ouvre aussi l’ESG Green dédiée au développement durable. Elle aussi apporte une double compétence : développement durable et marketing ou RH selon la filière choisie.

Ces deux écoles vont partager le même campus. On prévoit de partager des projets en commun commandés par les entreprises qui souhaiteront participer. Notre idée est que les étudiants des deux écoles partagent leurs compétences et leurs centres d’intérêt pour développer des solutions.

Le développement durable est un enjeu majeur de société, et la data  doit en faire partie intégrante. Cette synergie est par exemple au coeur de la Smart City, qui vise à rendre nos villes plus intelligentes et plus vertes. Nous comptons proposer des projets sur ce thème à nos étudiants.

Pensez-vous que la Data et l’IA vont devenir incontournables dans le commerce ?

On constate que ces technologies sont déjà presque omniprésentes, notamment au travers du commerce en ligne. Néanmoins, pour répondre à l’une des grandes craintes autour de ces innovations, je pense que l’intelligence artificielle et humaine continueront à cohabiter.

Les robots ne remplaceront pas l’humain, mais le complètent. Ce sont justement les caractéristiques humaines et Soft Skills qu’on cherche cherche chez nos étudiants qui sont indispensables en entreprise et dans le commerce. Il y a besoin d’une cohabitation des intelligences.

On croit à l’humain et à la valeur de chacun, au talent et aux points forts de chaque personne. C’est la complémentarité entre les gens, et la capacité à travailler ensemble qui permet la réussite d’un projet. Il en va de même entre l’humain et la machine.

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