Accueil > Business > Le Big Data toujours plus présent dans l’industrie pétrolière
station de pompage de pétrole installée grâce au big data

Le Big Data toujours plus présent dans l’industrie pétrolière

Alors que le prix du baril peine à retrouver des couleurs, les entreprises pétrolières sont plus que jamais confrontées à la nécessité de rationaliser leurs coûts et leurs opérations. Le Big Data joue dorénavant un rôle clé afin d’optimiser la production et les organisations.

Une industrie pétrolière en difficulté

Bien que les exportations de pétrole restent considérables comme l’indiquent les chiffres des 10 premiers exportateurs mondiaux de brut, les marges liées à l’exploitation du pétrole deviennent de plus en plus faibles. Sont notamment en cause, des coûts d’extraction élevés, un risque géopolitique accru, la montée en puissance des énergies renouvelables et un cours du pétrole plutôt en berne sur les marchés financiers. Le prix du baril de brut ne parvient pas à dépasser la barre des 60 dollars fin novembre 2019 et les perspectives à long terme sont mitigées. À la fois l’OPEP et l’AEI ont récemment revu leurs prévisions de demande pour 2020 à la baisse. L’industrie pétrolière a très certainement connu des jours meilleurs et se tourne dorénavant vers le Big Data afin de minimiser sa structure de coûts.

Des investissements considérables dans le Big Data

La tendance n’est pas neuve. Voilà quelques années déjà que les grands acteurs du secteur pétrolier ont compris la nécessité de digitaliser leurs organisations et d’optimiser les flux de données. En 2015 déjà, l’entreprise Shell prenait les devants en matière de Big Data. Grâce à une meilleure utilisation des données, l’entreprise espérait améliorer son mode de détection des réserves pétrolières ou encore la prévision de pannes au niveau des machines d’extraction.

 

En juin 2019, c’est le groupe Total qui a fait l’acquisition du supercalculateur industriel le plus puissant du monde. Développé par IBM, le Pangea III est dorénavant basé au centre de recherches du groupe Total à Pau. L’acquisition de ce supercalculateur a, selon le communiqué de presse officiel, multiplié par cinq les capacités de calcul du groupe Total. Celles-ci équivalent dorénavant à 170 000 ordinateurs portables soit 31,7 pétaflops. Pangea III a également triplé les capacités de stockage de l’entreprise.

Grâce aux performances hors du commun du supercalculateur, notamment en matière d’imagerie sismique, Total espère pouvoir déterminer de manière optimale les emplacements adéquats pour forer les champs de pétrole.  

Des résultats réels grâce au Big Data

Bien que peu de chiffres soient disponibles publiquement, les consultants sont unanimes. Le Big Data fait ses preuves au sein de l’industrie pétrolière. Boston Consulting Group parle d’une économie de 7 milliards de dollars étalés sur une période de trois ans pour l’un de leurs clients. Autre exemple avec la firme Quantzig qui aurait permis à son correspondant de diminuer ses coûts opérationnels de 37% environ grâce à ses solutions en matière de Big Data.

C’est donc une véritable course à la rapidité de calcul et à l’efficacité qui s’est engagée dans une industrie pétrolière toujours plus compétitive. Le spectre notamment des grands chocs pétroliers de 1970 impose aux entreprises du secteur une rigueur exemplaire qui passe par l’utilisation optimale des données et donc le Big Data. Il semble bien qu’avec son Pangea III, le français Total espère avoir pris une longueur d’avance sur le terrain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Send this to a friend