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Le CNRS s’équipera du supercalculateur le plus puissant de France

Le GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif), un centre de calcul rattaché au CNRS annonce l’acquisition du supercalculateur le plus puissant de France. Sa conception est confiée à HPE pour un montant de 25 millions d’euros.

Le GENCI a annoncé l’acquisition du supercalculateur le plus puissant de France. Ce centre de calcul dépendant du CNRS va se doter d’une machine capable d’effectuer 14 millions de milliards d’opérations par seconde, soit 14 Pétaflops.

Le supercalculateur sera installé au centre Idris à Saclay à mi 2019. Selon Antoine Petit, président du CNRS au micro de France Info, il offrira une puissance dix fois supérieure à l’équipement précédemment utilisé par le GENCI. En effet, le supercalculateur Atos Bull Sequana X1000 fournit 9,4 pétaflops. Actuellement, la machine la plus puissante en France équipe la division militaire du CEA. Elle développe une puissance de calcul de 12 pétaflops.

Le plus puissant supercalculateur en France coûte 25 millions d’euros

Un gain de puissance telle a un coût important.  En effet, le GENCI va débourser 25 millions d’euros pour se procurer le supercalculateur. A cela, il faudra rajouter les coûts de fonctionnement. L’engin sera fourni par HPE qui s’est distingué récemment en concevant le plus puissant des supercalculateurs basés sur ARM. L’architecture nommée HPE Superdrome Flex sera ici utilisée pour satisfaire les besoins des chercheurs du CNRS. L’équipement repose sur les plus performants des processeurs Intel Xeon et près de 1000 accélérateurs graphiques Nvidia.

Ce supercalculateur sera bien évidemment exploité dans le traitement Big Data. Les chercheurs du CNRS l’utiliseront pour simuler l’évolution du climat, améliorer les algorithmes de médecine, de traduction automatique ou bien encore concevoir des intelligences artificielles plus efficaces. Les scientifiques seront les principaux utilisateurs de l’équipement informatique, mais des entreprises pourraient également y avoir accès sous certaines conditions.

Une initiative portée par le gouvernement

Plus largement, cet investissement répond aux exigences du gouvernement en matière d’innovations. Le 28 novembre 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur avait dévoilé la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle. La France veut devenir le leader de ce secteur en Europe.

Enfin, le Ministère de l’Enseignement supérieur précise dans un communiqué que la France se portera candidate à l’horizon 2022 « à l’hébergement d’une des machines européennes de calcul dite exascale (1 milliard de milliards d’opérations par seconde) cofinancée par la Commission européenne dans le cadre de l’entreprise commune Euro-H.P.C. qui regroupe la Commission européenne et 25 pays”.

Cela représente un investissement de 320 millions d’euros dont la moitié sera consacré à l’Intelligence artificielle.

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