Les 3 tendances du Cloud pour 2016

Les 3 tendances du Cloud pour 2016

Depuis ses débuts, le Cloud n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner. En 2016, cette amélioration va bien entendu continuer. Au travers de cet article, découvrez les trois tendances et changements à prévoir dans le domaine du Cloud, selon David S. Linthicum, consultant chez Cloud Technology Partners et auteur de 13 livres sur le sujet. 

Le déploiement continuel des Cloud Operations ou Cloudops

Selon toute vraisemblance, les Cloud Operations vont continuer à se développer et à se démocratiser parmi les entreprises. Pour rappel, le terme Cloudops regroupe la livraison et la gestion de services et d’infrastructures Cloud auprès d’une base d’utilisateurs. Cette notion implique non seulement le déploiement, mais également la maintenance continue d’un service de Cloud au sein d’une entreprise.

cloudops

Pour assurer cette seconde tâche, il est indispensable que les fournisseurs du service se montrent proactifs et parviennent à prévoir les éventuels désagréments à venir. Pour ce faire, il est nécessaire de recourir à l’analyse prédictive afin d’anticiper les baisses de performances ou de reconnaître les symptômes d’une potentielle faille de sécurité.

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La popularisation des containers

Les containers Rocket de CoreOS et Docker sont de plus en plus populaires. Pour rappel, les containers s’opposent aux machines virtuelles. Ils permettent d’exécuter les applications qu’ils contiennent sur l’OS de la machine hôte. Au contraire, les machines virtuelles embarquent leur propre OS sur lequel elles exécutent leurs applications.

Les containers présentent donc l’avantage d’être plus légers, et pèsent quelques Mo seulement au lieu de plusieurs Go pour les VM. Grâce à cette légèreté, les containers peuvent être aisément déplacés d’une machine physique à l’autre, ou d’un cloud à l’autre. Les applications peuvent également être lancées plus rapidement.

coreos-rocket

Grâce à ces avantages, les containers tendent à s’imposer naturellement au détriment des machines virtuelles. Leur popularité croissante est également liée à leurs propres évolutions. D’abord, les containers sont désormais pris en charge par Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Compute, OVH et DigitalOcean. Ils peuvent donc être transférés entre ces différents Clouds.

Par ailleurs, Docker a développé Swarm, un moteur d’orchestration capable de gérer une architecture de containers en grappeÀ l’heure actuelle, Swarm peut exécuter jusqu’à 50 000 containers sur 1000 nœuds Amazon EC2. Pour accroître encore ces performances, la firme a tout récemment acquis Conductant, le créateur d’Apache Aurora, le système de clustering permettant de gérer des applications utilisées par des centaines de millions d’usagers. Docker compte fusionner Swarm et Aurora. 

Malgré ces indéniables atouts, la popularité des containers est encore freinée par certains défauts. Les principales faiblesses de Docker et Rocket sont la sécurité, et la mise en réseau. Par exemple, le format de container LXC par Linux n’offre pas la possibilité d’isoler les ressources utilisées par des containers sur la même machine. Par conséquent, un container risque de cannibaliser la ressource.

docker

Docker tente de résoudre ce problème de sécurité avec ulimit, permettant de limiter la consommation de ressources. En outre, la firme propose depuis la fin de l’année dernière une brique baptisée Docker Content Trust, permettant de vérifier l’éditeur et le contenu d’un container. Un système d’analyse de sécurité et de détection de vulnérabilité est également proposé.

L’autre point faible de Docker concerne les serveurs. Jusqu’à présent, les containers n’étaient compatibles qu’avec les serveurs Linux. Grâce à un partenariat récemment signé avec Microsoft, ils seront également pris en charge par le Windows Server 2016 dès sa sortie. Toutefois, un container créé sur un serveur de l’une des marques ne pourra pas être porté sur l’autre. C’est le principal défaut actuel de Docker et des containers face aux machines virtuelles, qui peuvent tourner sur n’importe quel serveur, quel que soit l’OS qu’elles embarquent. Ces limites devraient toutefois être dépassées d’ici la fin de l’année 2016.

Davantage de formations et de certifications

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Afin de répondre à la forte demande en matière de profils qualifiés pour développer et gérer des services de Cloud, de plus en plus de formations diplômantes spécialisées sont proposées partout dans le monde. De même, les fournisseurs de Cloud comme Amazon Web Services ou Google proposent eux-mêmes des certifications.

En conclusion, 2016 sera davantage une année d’évolution que de révolution pour le Cloud. Plusieurs pièces manquantes seront ajoutées au puzzle au cours de cette année.