AI Act de l'UE : pourquoi Amnesty International est très inquiète ?

AI Act de l’UE : pourquoi Amnesty International est très inquiète ?

Alors que les pays les plus récalcitrants ont fini par approuver l’AI Act le 2 février dernier, les défenseurs des droits de l’homme viennent à leur tour se dresser contre le projet de loi. Ils tentent du moins de faire entendre leur voix, à l’instar d’Amnesty International qui s’inquiète quant aux potentiels risques d’abus que pourrait engendrer ce texte.

AI Act : Amnesty International craint l’exportation de l’IA dans certains pays

L’AI Act est considérée comme une étape importante dans le domaine de la réglementation et de l’innovation en matière d’IA. Ce texte reflète l’ambition de l’UE de devenir un leader mondial en matière d’IA fiable et éthique. Ce, tout en favorisant l’innovation et la compétitivité dans le secteur de l’IA. 

Après des années de travail et de négociations sur les tenants et aboutissants du projet de loi, l’ensemble des pays membres du bloc ont fini par l’approuver. L’IA Act  deviendra bientôt une loi. Seulement, Amnesty International, appuyée par d’autres défenseurs des droits de l’homme, met les législateurs européens en garde quant aux risques d’abus que pourrait engendrer cette loi.

Pour Amnesty International, cette loi n’encadre pas suffisamment l’exportation de l’IA dans certains pays, notamment ceux où les droits fondamentaux ne sont pas respectés. L’organisation pointe notamment du doigt les technologies d’IA développées en Europe et exportées en Chine où elles sont utilisées comme système de surveillance de masse.

Besoin de cohérence avec les droits humains fondamentaux

La Chine n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, mais Amnesty International soutient que cette loi risque de contribuer à la violation des droits de l’homme dans beaucoup de pays. L’organisation insiste sur un point. Les législateurs doivent absolument tenir compte de ces risques dans l’encadrement de l’utilisation de l’IA.

« Il s’agit là d’une lacune non seulement du Parlement européen, mais aussi des législateurs de l’UE en général », soutient Mher Hakobyan, expert IA chez Amnesty International, face aux journalistes. L’UE devrait entre autres interdire l’exportation des outils d’IA vers les pays au régime répressif, autoritaire et totalitaire

L’AI Act n’est pas encore une loi officielle. Dans le processus de vote et d’adoption qui devrait commencer le 13 février prochain, les réfractaires peuvent encore espérer un amendement et une correction du projet de loi. En tout cas, l’UE n’est pas près d’avoir le fin mot de cette histoire de sitôt. 

Newsletter

Envie de ne louper aucun de nos articles ? Abonnez vous pour recevoir chaque semaine les meilleurs actualités avant tout le monde.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *