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Les robot et IA joueurs de poker effacent la frontière entre humains et machines

Le Big Data et les robots joueurs de poker effacent la frontière entre Homme et machine

À travers son livre « The Perfect Bet : How Science and Math are Taking the Luck Out of Gambling », Adam Kucharski tente de démontrer le lien étroit entre science, mathématiques, et les jeux de hasard comme le poker. Il met notamment en exergue la possibilité de prédire les probabilités grâce au Big Data, et par conséquent de laisser moins d’influence à la chance.

Dans son nouvel ouvrage, Adam Kucharski raconte comment, en tant que mathématicien, il est parvenu à développer une théorie de probabilités en tentant de comprendre les jeux de dés. Il explique également comment l’un des premiers objets connectés était conçu pour prédire les probabilités au jeu de la roulette. Il démontre également que  les robots joueurs de poker sont plus avancés que nous le pensons.

Aujourd’hui, les analyses de données laissent moins de place à la chance. Cependant, nous laissons désormais des algorithmes gérer nos vies. Là encore, tout comme les lois du hasard, les effets de ces lignes de code dépassent notre compréhension. On peut donc dire que les créations ont dépassé leurs créateurs.

Chance et probabilités

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En étudiant l’histoire des mathématiques, Kucharski s’est aperçu que les scientifiques ont commencé à essayer de quantifier la chance au 16ème siècle seulement. C’est à cette période que les parieurs ont commencé à penser aux probabilités et au moyen de les mesurer.

Un parieur du nom de Garolamo Cardano, physicien de profession, est l’une des premières personnes à s’être intéressée au sample space. Cette notion représente toute les possibilités laissées par le hasard. Par exemple, lorsqu’on lance deux dés, ils ont exactement 36 façons possibles d’atterrir. Il s’agit là d’une des premières théories de probabilités. Au fil des siècles suivants, d’autres mathématiciens se sont appuyés sur les jeux et les paris pour élaborer des hypothèses scientifiques.

Hasard et superstition

Afin d’illustrer la possibilité pour un joueur d’obtenir un avantage par rapport à ses adversaires, l’auteur prend l’exemple de la rencontre entre Richard Feynman et le joueur professionnel Nick the Greek.

Durant un voyage à Las Vegas, Feynman s’était intéressé au calcul de probabilités dans les jeux de hasard. Il fût toutefois rapidement coupé dans son élan en perdant une importante somme d’argent dès son premier essai en casino. Par la suite, en parlant avec une showgirl, il entendit parler de Nick the Greek, un célèbre joueur professionnel.

De prime abord, le scientifique ne comprit pas comment un joueur peut être professionnel étant donné que tous les jeux de Las Vegas étaient des arnaques et des attrape-nigauds. En rencontrant l’intéressé, il comprit que Nick the Greek ne gagnait pas d’argent en pariant sur les tables, mais qu’il prenait des paris en parallèle avec les autres joueurs. En exploitant les failles humaines et les superstitions, Nick the Greek était capable de faire tourner la chance en sa faveur. Il comprenait les véritables enjeux, et la différence entre les vraies probabilités et ce que les joueurs perçoivent du jeu.

Si un joueur est capable d’obtenir de meilleures informations sur ce qui s’apprête à advenir, et qu’il joue contre des personnes qui n’en ont pas la moindre idée, alors il bénéficie d’un véritable avantage. Il s’agit d’un thème récurrent dans l’univers des mathématiques appliquées aux jeux de hasard.  

Selon lui, la différence entre chance et talent provient uniquement de la perception humaine. L’auteur s’appuie sur la théorie d’Henri Poincaré, selon laquelle les événements paraissent plus ou moins aléatoires proportionnellement aux informations à disposition. C’est cette même logique qui a permis à Yahoo et Blue Yonder d’anticiper les résultats de l’UEFA Euro 2016

L’équation du hasard

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Dans le cas de la roulette par exemple, Edward Thorp a réalisé durant ses études de physique que le jeu ne dépend que de statistiques. À l’instar d’une planète en orbite, la bille se déplace et il est possible d’écrire ce système physique sous la forme d’une équation pour prédire à quel endroit la bille terminera sa course.

Ainsi, l’un des tous premiers objets connectés se présentait comme un dispositif à cacher sous ses vêtements pour tricher au casino en devinant à quel endroit la bille va s’arrêter. À l’époque, les lacunes technologiques empêchèrent le projet d’aboutir malgré une méthode bien pensée. Aujourd’hui toutefois, cette technique fonctionne et a été détaillée par des chercheurs de Hong-Kong il y a quelques années maintenant.

IA et coup de poker

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Par conséquent, un jeu comme le Poker s’apparente à du pain béni pour le mathématicien parieur. La seule probabilité à calculer est la chance d’obtenir une carte ou qu’un autre joueur l’obtienne. Malgré tout, le bluff entre en ligne de compte et complique la tâche.

Depuis quelques années, les recherches en intelligence artificielle s’orientent vers la possibilité de gagner automatiquement une partie de poker. Les informations cachées représentent une part de risque à prendre pour l’IA, ce qui constitue un défi très intéressant.

Aujourd’hui, les robots joueurs de poker sont capables de surprendre les humains en élaborant des stratégies auxquelles ces derniers n’auraient jamais pensé. Certains de ces robots présentent des traits humains, tels que la capacité à feindre, à bluffer ou à tromper l’adversaire.

Toutefois, outre ces puissants robots qui passent beaucoup de temps à apprendre, certains algorithmes très simples sont utilisés pour leur capacité à analyser de nombreuses informations simultanément. Là encore, l’humain est totalement dépassé. En tous les cas, l’intelligence artificielle réserve encore de nombreuses surprises et devrait peu à peu triompher définitivement du hasard.

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