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COVID-19 : les Etats-Unis accusent 2 hackers chinois de voler les données de vaccin

Deux citoyens chinois sont officiellement accusés par les États-Unis d’avoir dérobé des terabytes de données à des entreprises et des gouvernements du monde entier. Les deux hackers auraient notamment pris pour cible les firmes développant des vaccins et des traitements contre le COVID-19…

Les États-Unis accusent deux citoyens chinois d’être impliqués dans une campagne de hacking d’envergure mondiale, orchestrée depuis plus de dix ans par les services de renseignements chinois. Cette opération massive aurait ciblé plusieurs centaines d’entreprises et de gouvernements.

Selon le document dévoilé ce mardi 21 juillet 2020, regroupant 11 accusations, Li Xiaoyu (34 ans) et Dong Jiazhi (33 ans) ont dérobé des terabytes de données à des entreprises high-tech et des institutions américaines et internationales.

Récemment, les hackers auraient ciblé les réseaux de plus d’une douzaine d’entreprises américaines du Maryland, du Massachussets et de Californie. Leur but ? S’emparer de données sur le développement de vaccins et de traitements contre le COVID-19

Quelques semaines auparavant, le FBI et Homeland Security tiraient la sonnette d’alarme concernant le vol de données liées au coronavirus par le gouvernement chinois. Cette fois, les accusations sont concrètes et portent sur des individus précis.

Ces deux hackers ont été découverts après avoir pris pour cible le réseau du Department of Energy à Hanford, dans l’État de Washington. Ils ont aussi attaqué des entreprises en Australie, en Corée du Sud et dans plusieurs pays européens.

Pour parvenir à leurs fins, ces cybercriminels ont exploité des vulnérabilités non corrigées dans un logiciel de serveur web massivement utilisé. Cette faille leur a permis d’accéder aux réseaux de leurs victimes.

Une fois le réseau infiltré, les hackers n’ont eu qu’à installer un logiciel de vol de mot de passe pour accéder aux systèmes encore plus en profondeur. Parfois, ils sont revenus sur les réseaux infiltrés plusieurs années après leur premier passage.

Au total, ces pirates auraient dérobé l’équivalent de plusieurs centaines de millions de dollars en secrets commerciaux et propriété intellectuelle. Ils auraient également mis la main sur des données liées aux programmes de satellites militaires, de réseaux sans fil militaires ou de systèmes laser à haute puissance.

COVID-19 : les deux hackers risquent 40 ans de prison

Ces piratages ont été exécutés sur commande des renseignements chinois, mais aussi à des fins lucratives. Une entreprise aurait notamment été contrainte de payer une rançon en cryptomonnaie sous la menace de voir son code source volé dévoilé en ligne.

Si les deux hackers sont arrêtés, ils risquent plus de 40 ans de prison. Cependant, ils se trouvent probablement toujours en Chine et leur extradition vers les États-Unis est improbable.

Tout comme l’Iran, la Russie ou la Corée du Nord, la Chine est désormais considérée comme un  » havre de paix  » pour les cybercriminels. En échange de leurs services pour ces gouvernements, les cybercriminels sont autorisés à oeuvrer en toute impunité…

Ces pratiques ne sont pas nouvelles, mais particulièrement édifiantes à l’heure du COVID-19. Les entreprises qui travaillent d’arrache-pied au développement d’un vaccin se voient freinées dans leurs efforts, et risquent même d’être spoliées et de voir le fruit de leur labeur dérobé par les hackers. Des millions d’individus dans le monde pourraient être impactés par cette cyberguerre sans frontières…

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