wuhan labo covid origine

Le Covid-19 a été créé au laboratoire de Wuhan, selon une scientifique de Harvard

La fuite du laboratoire de Wuhan est l’origine la plus probable pour le Covid-19, et le virus est potentiellement créé artificiellement via des manipulations génétiques expérimentales. C’est ce que vient de révéler le Dr Alina Chan de l’université de Harvard devant les Membres du Parlement britannique.

Depuis l’apparition du Covid-19, le mystère reste entier. D‘où provient le Sars-Cov-2 ? Comment ce coronavirus jusqu’alors inconnu a-t-il pris le monde d’assaut ?

Selon le Dr Alina Chan, le laboratoire de Wuhan est désormais la source la plus probable. Plus inquiétant encore : il est fort possible que le virus soit le fruit d’une ingénierie génétique.

Le laboratoire de Wuhan est l’origine la plus probable

Cette scientifique de l’université de Harvard a témoigné auprès des Membres du Parlement britannique devant le House of Commons Science and Technology Committee, le mercredi 15 décembre 2021. Interrogée par le panel sur la probabilité qu’une fuite de labo soit l’origine de la pandémie, Chan a déclaré qu’une  » fuite du laboratoire est plus probable qu’une origine naturelle à ce point « .

Elle précise par ailleurs que le Parti Communiste Chinois a d’abord tenté de cacher l’épidémie originelle de Covid-19 dans la ville de Wuhan. Il a également essayé d’empêcher l’enquête de l’OMS sur les origines de la pandémie. Ce comportement renforce les soupçons autour d’une fuite de laboratoire.

Comme le souligne Tory Lord Ridley, co-auteur d’un livre sur les origines du virus avec le Dr Chan, après deux ans d’enquête, les experts n’ont toujours pas trouvé d’hôte naturel dans le monde naturel. Selon lui, l’échec de ces recherches tend là encore à confirmer que le Covid-19 est créé au labo de Wuhan.

Le Dr Chan confirme que même si «  nous sommes tous d’accord qu’il y a eu un événement crucial au Huanan Seafood Market, c’était un événement de superpropagation causé par des humains. Il n’y a aucune preuve qu’une origine animale naturelle du virus sur ce marché « .

Un virus artificiel issu de manipulations génétiques ?

L’émergence du Covid du laboratoire de Wuhan est un secret de Polichinelle. En revanche, jusqu’à présent, la plupart des scientifiques niaient la possibilité d’une manipulation génétique. Ce n’est pas l’avis du Dr Chan.

Comme elle le souligne,  » nous savons maintenant que ce virus à une caractéristique unique, son site de clivage de la furine, qui en fait un pathogène pandémique. Sans cette caractéristique, il n’aurait jamais pu causer cette pandémie « .

Or, «  en septembre dernier un document en fuite démontre que des scientifiques de l’EcoHealth Alliance étaient en collaboration avec le Wuhan Institute of Virology pour développer un  » pipeline  » permettant d’insérer de nouveaux sites de clivage de la furine, ces modifications génétiques, dans des virus similaires au SARS dans le laboratoire « . Il est donc très probable que le laboratoire de Wuhan se soit livré à des expériences de  » gain de fonction « .

Qu’est-ce que le gain de fonction ?

Dans le domaine de la virologie, les expériences de  » gain de fonction «  consistent à modifier génétiquement des virus. L’objectif est de les rendre plus transmissibles ou plus virulents.

Pour faire simple, cette pratique vise à forcer les virus à évoluer en accéléré. Le but étant d’observer les stratégies déployées par les virus pour s’adapter à un nouvel hôte, comme des cellules humaines ou des modèles animaux. Par exemple, on peut modifier un virus de grippe aviaire pour identifier quelles propriétés lui permettent d’infecter un mammifère.

Plusieurs techniques peuvent être utilisées. On peut introduire de nouveaux gènes dans un génome viral, le plus souvent en ciblant des gènes qui codent pour les protéines de l’enveloppe et permettent au virus de s’accrocher aux récepteurs de la cellule hôte. L’avancée technologique des ciseaux génétiques CRISPR-Cas9 a simplifié le ciblage d’un gène précis.

Une autre méthode consiste à infecter des cellules humaines ou animales pour vérifier quels animaux on le plus de symptômes. On récupère ensuite le virus sur ces animaux, et on l’utilise pour en infecter d’autres. Le processus est répété en sélectionnant à chaque fois les virus les mieux adaptés.

Enfin, une autre méthode consiste à cultiver le virus en laboratoire et à le forcer à évoluer en l’exposant à des anticorps ou des médicaments antiviraux. Il n’est donc pas impossible que la vaccination de masse favorise l’émergence de variants, même si le docteur Alina Chan ne s’est pas exprimée à ce sujet devant les Membres du Parlement…

https://www.youtube.com/watch?v=E9HOq3sBTTw

En 2011, des expériences de gain de fonction menées aux Pays-Bas et aux États-Unis sur le virus de grippe aviaire H5N1 avaient créé la polémique. Différentes mutations susceptibles d’accroître la transmissibilité du virus avaient été introduites, jusqu’à ce que le virus puisse se propager entre furets par aérosols. Le gouvernement américain avait demandé à ce que les détails méthodologiques ne soient pas divulgués par les scientifiques, par crainte d’une possible exploitation bioterroriste.

En 2017, des chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan ont artificiellement greffé une souche de coronavirus des protéines S issues de huit coronavirus différents. Le but était d’analyser l’effet sur la capacité à infecter les cellules humaines, puisque les protéines Spike sont celles qui permettent aux pathogènes d’entrer dans les cellules cibles. Ces travaux renforcent l’hypothèse d’une fuite de labo…

La vérité bientôt révélée par le Big Data ?

Les Membres du Parlement ont également demandé au Dr Chan si elle pense que le monde sera un jour capable de démontrer la véritable origine du Covid-19. Selon elle, il ne s’agit que d’une question de temps :  » dans l’immédiat, il est dangereux pour les personnes qui connaissent l’origine de cette pandémie de s’exprimer publiquement « .

À ses yeux,  » ce sera peut-être dans 5 ans, peut-être dans 50 ans, mais nous vivons une époque où énormément de données sont collectées et stockées. Nous avons seulement besoin d’une enquête crédible et systématique « .

Auparavant, au début de la pandémie, l’hypothèse d’une fuite du laboratoire était considérée comme une théorie complotiste totalement folle. Toutefois, en découvrant les efforts de la Chine pour dissimuler la crise, les services de renseignement britanniques et américains ont commencé à enquêter très sérieusement sur cette possibilité.

Suite à ces accusations explosives, le gouvernement britannique n’aura certainement d’autre choix que de remettre en question l’origine naturelle avancée par la Chine. Il devra également s’interroger sur la connexion entre le président chinois Xi Jinping avec l’OMS, accusé l’an dernier d’avoir publié un rapport  » épuré  » sur la pandémie…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest