Un employé de la NSA accusé d’avoir divulgué des informations top secrètes

Un employé de la NSA accusé d’avoir divulgué des informations top secrètes

La défense américaine accuse un employé de la National Security Agency (NSA) d’avoir partagé des informations qualifiées de top secrètes. Les données portant sur la sécurité nationale auraient été partagées avec une personne travaillant dans le secteur privé.

Des informations utilisées contre les États-Unis

L’acte d’accusation confirme que le suspect qui répond au nom de Mark Unkenholz avait un accès privilégié aux Sensitive compartmented information ou SCI, littéralement traduit en informations sensibles compartimentées. Ces informations nécessitent une protection supplémentaire au-delà d’un niveau d’autorisation de sécurité top secret.

Les personnes ayant accès aux SCI disposent d’une autorisation spéciale, attribuée après une enquête sur les antécédents à portée unique (SSBI). Cette investigation est réservée aux employés, qu’ils soient militaires, civils ou sous-traitants, nécessitant une habilitation de sécurité top secret. 

Mark Unkenholz aurait partagé certaines de ces informations avec une personne non autorisée à 13 reprises entre entre 2018 et 2020. Le destinataire serait une femme, non identifiée, cachée sous le pseudo « RF ». Ces informations auraient été utilisées pour porter préjudice au gouvernement américain. 

Un risque accru de vol de données

La Défense américaine ne livre aucun détail sur le mode opératoire du suspect. Néanmoins, les autorités déclarent que Mark Unkenholz a utilisé son adresse email personnelle pour envoyer les informations à « RF ». L’utilisation d’une adresse personnelle suppose la possibilité d’un piratage.

Si des acteurs malveillants ont pu avoir accès au compte personnel de Mark Unkenholz d’une manière ou d’une autre, il n’est pas impossible que d’autres personnes aient pu accéder à ces documents confidentiels.

Le suspect a déjà comparu devant le tribunal mais a pu obtenir une libération en attendant la suite du procès. Il a néanmoins été contraint de fournir un échantillon de son ADN, une des nombreuses conditions de sa libération. Aucune date n’a été fixée pour la prochaine audience. Les autorités évoquent un risque de 10 d’emprisonnement en plus de lourdes amendes pour l’accusé.

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