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Neuralink : l’implant d’Elon Musk a tué 15 singes sur 23

Un groupe américain d’activistes pour les droits des animaux porte plainte contre Neuralink, et accuse la firme d’Elon Musk d’avoir tué 15 singes sur 23 lors des essais menés sur des animaux pour son implant cérébral d’interface homme-machine. L’entreprise pourrait bien se confronter à un scandale…

Depuis des dizaines d’années, les singes sont utilisés comme cobayes pour les expériences scientifiques. Chaque année à l’échelle mondiale, plus de 100 000 singes sont utilisés en recherche biomédicale.

Pour cause, leur système immunitaire et leur physiologie en font des modèles sans équivalent pour étudier les maladies ou le cerveau humain. Ils présentent de nombreuses similitudes génétiques avec l’homme.

Toutefois, la plupart des expériences menées sur les singes respectent une certaine éthique et présentent un danger modéré pour l’animal. Ce n’est pas le cas des essais menés par l’entreprise Neuralink d’Elon Musk, selon un groupe d’activistes.

Neuralink accusé d’infliger aux singes des  » souffrances extrêmes « 

Si vous n’avez jamais entendu parler de Neuralink, cette entreprise créée par Elon Musk développe une puce cérébrale censée étendre l’activité cérébrale. Une personne paralysée pourrait retrouver des fonctions motrices.

À terme, l’ambition de la firme est de permettre de fusionner le cerveau humain avec l’intelligence artificielle. En avril 2021, Neuralink avait dévoilé sa puce à travers la vidéo d’un singe jouant au jeu vidéo Pong par télépathie grâce à l’implant.

Or, le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM) accuse la firme de maltraiter illégalement les singes et même de leur infliger une  » extrême souffrance « . Une plainte a été déposée auprès du Department of Agriculture des États-Unis.

Le groupe affirme détenir des preuves que Neuralink a infligé de graves souffrances aux animaux à cause d’un traitement inadéquat et d’implants cérébraux expérimentaux hautement invasifs utilisés lors des expériences menées entre 2017 et 2020.

Au total, le PCRM affirme détenir plus de 700 pages de documents démontrant ses accusations. Ces documents ont été obtenus par le biais d’une requête auprès de l’université UC Davis qui coopère avec Neuralink.

Un avenir compromis pour Neuralink ?

L’université UC Davis et Neuralink sont accusés d’un total de neuf infractions à la loi Animal Welfare Act. L’un des exemples les plus choquants est celui d’un singe à qui il manquait les doigts et les orteils,  » possiblement à cause d’une auto-mutilation ou d’autres causes non spécifiées « .

Au total, parmi les 23 singes sur lesquels ont été menées des expériences, seuls 7 étaient toujours vivants en 2020 à la fin du partenariat entre Neuralink et UC Davis.

Déjà en avril 2021, lors de la présentation du Neuralink sur un singe, la firme assurait qu’elle commencerait bientôt les essais sur des humains. Toutefois, si les accusations du PCRM sont avérées, le début de ces tests sera évidemment repoussé.

Non seulement ces essais représenteraient un danger pour les humains, mais Neuralink devra aussi faire face à la plainte déposée par le comité. Autant dire que les projets d’Elon Musk pour le transhumanisme sont remis en question. Pour l’heure, le célèbre businessman ne s’est pas encore exprimé sur le sujet…

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