Les européens prêts à partager leur données

COVID-19 : les Européens prêts à livrer leurs données pour retrouver la vie d’avant

Le vaccin reste la principale porte de sortie de la crise sanitaire. Les campagnes de vaccination se poursuivent et les autorités souhaitent en parallèle instaurer le passeport de vaccination pour accélérer le retour à la normale. Cela suppose le partage des données pour la population européenne et le consensus semble régner sur cette question.

Qu’est-ce qu’un passeport vaccinal ? 

Le passeport vaccinal ou passeport Covid est un document attestant qu’une personne s’est déjà fait vaccinée. Cette preuve de vaccination est disponible en version numérique et papier. Selon les gouvernements européens, ce passeport sera nécessaire pour accéder aux lieux à risque (hautement fréquentés) et pour voyager. Ce serait le moyen d’accéder au retour à la vie normale. L’introduction du passeport vaccinal est déjà en cours pour les 27 membres de l’UE. D’ailleurs, pour la France, son équivalent, le pass sanitaire, est déjà opérationnel.

Pour chaque personne, la création d’un passeport vaccinal numérique suppose la collecte et le partage des données personnelles (identité, données médicales, …). Ces données peuvent-elles être protégées de manière adéquate compte tenu de la prévalence des cyberviolations de nos jours ? La confidentialité des informations et le respect de la vie privée reste ainsi préoccupante. Mais les responsables au sein de l’UE semblent travailler sur la question. Par ailleurs, la population semble consentir à la mise en place de ce passeport de vaccination si cela leur permettait de retrouver au plus vite un quotidien « normal ».

Les Européens prêts à partager leurs données, les Français sur la réserve

Les européens prêts à partager leur données

Pour plus de liberté, la majorité des Européens sont prêts à partager leurs données dans le cadre d’un système de passeport santé. Selon les rapports d’un sondage mené par Kaspersky, près de 70% de la population européenne accepteraient de faire ce compromis. Plus de la moitié des Français (59%) consentent également à la collecte et au partage des données, mais la population française reste plus sur la réserve. La population européenne est principalement motivée par la réouverture des frontières. L’accès aux restaurants et aux bars joue également dans leur décision, tout comme la perspective de pouvoir assister de nouveau à de grands événements publics comme les concerts et les festivals. 

La quasi-totalité des Européens (95% de la population de l’UE et 93% des français) reste préoccupée par la confidentialité des données. La confidentialité relève notamment du droit d’un individu d’avoir le contrôle sur ses données personnelles. Cela tient également de la manipulation, du traitement, de la collecte et du partage appropriés des données personnelles de la part de toute organisation et institution concernées. Ces dernières doivent obligatoirement se conformer aux lois sur la protection des données. Sur ce point, seulement 35% des Français contre 47% des Européennes font confiance aux gouvernements quant à la protection de leurs informations personnelles. D’un autre côté, les jeunes et les plus âgées sont plus souples sur la question. 

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