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Qwant : pourquoi le Google français s’attire les foudres de la CNIL ?

La CNIL, autorité française dédiée à la protection des données personnelles, a initié une action disciplinaire contre Qwant. La raison ? Des doutes quant au respect de la vie privée par le moteur de recherche.

Qwant, créé en 2013 pour protéger la vie privée de ses utilisateurs, fait face à une enquête de la CNIL. En effet, après des inspections en 2019, la présidente de la CNIL, Marie-Laure Denis, a lancé une procédure contre eux. Cette action vient après que Stéphane Erard, ex-développeur chez Qwant, ait exprimé des inquiétudes sur la gestion des données par l'entreprise.

Le début des ennuis pour Qwant

Il y a déjà cinq ans, une plainte a été déposée par Stéphane Erard. Il a révélé que l'entreprise avait des pratiques douteuses en matière de gestion des données personnelles. En particulier, il a attiré l'attention sur l'utilisation de l'adresse IPv4/24, une donnée qui, sans être entièrement anonyme, permet de localiser les utilisateurs. Cette révélation a immédiatement soulevé d'importantes questions éthiques.

Suite à cela, la CNIL a rapidement pris le dossier en main. Or, malgré le temps écoulé, trouver une issue claire à cette affaire semble toujours aussi compliqué. Interrogée à ce sujet, la CNIL se montre prudente : « Étant donné que la procédure est encore en cours, nous ne pouvons divulguer aucune information », nous explique-t-elle. Cette réponse souligne non seulement la complexité, mais aussi la délicatesse de cette affaire.

Un consensus difficile à atteindre

Effectivement, le cas de Qwant se révèle être un véritable casse-tête pour les régulateurs. D'après les informations, un consensus sur la manière de gérer cette affaire n'a pas été trouvé. Cette divergence d'opinions entre les différentes instances de régulation révèle une réalité complexe.

En effet, naviguer dans l'univers de la protection des données personnelles s'avère être particulièrement ardu. De plus, il est important de noter que chaque situation est unique, et cela révèle ses propres subtilités et des défis spécifiques.

La position de Qwant

En réponse aux allégations, Qwant, de son côté, affirme s'être aligné sur les exigences de conformité en 2020. « Nous n'avons pas de commentaire à vous fournir sur ce sujet », indique Qwant. Néanmoins, ils soulignent l'effort de conformité réalisé. Cette réponse, bien que concise, traduit une tension notable. Elle oppose la nécessité de se conformer aux réglementations en vigueur à l'engagement de l'entreprise à protéger la vie privée de ses utilisateurs.

Cette affaire n'est pas isolée. Elle fait partie, en réalité, d'un contexte plus large qui questionne les pratiques de collecte et de traitement des données personnelles par les acteurs du numérique.

Le cas de Qwant révèle donc les défis auxquels sont confrontées les entreprises technologiques. Elles sont tiraillées entre les attentes des utilisateurs. D'un autre côté, elles doivent également composer avec les impératifs de leur modèle économique et les exigences réglementaires de plus en plus strictes.

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1 commentaires

1 commentaire

  1. Bonjour,

    Qwant faisait un traitement de donnée personnel : il extrayait l’IP/24 depuis votre IP.
    Ceci pour l’envoyer à Bing Ads, pour minorer sa facture, suite à un nouveau contrat avec Microsoft Ireland Operations. L’achat de SERPs de Bing via l’api de Bing coûtait trop cher à Qwant (ça se voit dans les bilans, rien d’exceptionnel à le dire ici).

    Cette nouvelle disposition visait à ce que Qwant envoi IP/24+UA+Recherche à Microsot Ireland Operations sans le consentement éclairé des utilisateurs.
    C’est l’objet de ma plainte.

    La CNIL a trouvé matière à sanction vis à vis de ma plainte, suite à deux investigations sur place en juillet et septembre 2019.
    La CNIL française reste cheffe de fil et on verra bien de combien la décision s’éternise.

    Cependant, elle a mis 5 années à me dire ce qu’il en était de ma plainte, alors que cela fait déjà maintenant depuis septembre 2019 qu’ils ont les éléments.

    Ce qui fait qu’aujourd’hui je ne peux pas me retourner contre mon ancien employeur ; je vais donc très certainement me retourner contre l’Etat.

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