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Fuite des données de 14 200 porteurs du VIH à Singapour

Le ministère de la Santé de Singapour a annoncé le lundi 28 janvier 2019 que les données confidentielles de 14 200 personnes atteintes du VIH ont été volées et publiées sur Internet. Beaucoup d’étrangers sont touchés par cette fuite de données.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé de Singapour a déclaré que l’identité, les coordonnées et la séropositivité de 14 200 personnes atteintes du VIH ont été dévoilées sur le Web. Noms, numéros de téléphone, numéros de passeport ou de cartes d’identité, adresses, informations médicales, voilà le type de données volées.

L’autorité singapourienne précise que 2 400 personnes sont touchées par le vol de leurs coordonnées. En outre, cette fuite concerne 5 400 Singapouriens diagnostiqués du VIH avant janvier 2013. Mais le gros de cette base de données inclut les informations de 8 800 étrangers atteints du virus et diagnostiqués jusqu’en décembre 2011.

Un Américain condamné à Singapour suspecté

Ce qui est déjà considéré comme la deuxième faille de sécurité majeure en 2019 pour l’État singapourien serait le fait d’un Américain. Mikhy K. Farrera Brochez a vécu dans la cité-État de 2008 à 2016. Il est un multirécidiviste condamné pour possession de drogue (Kétamine et Cannabis) et faux et usage de faux. Il a utilisé un faux certificat de diplôme de Princeton pour devenir conférencier. De même, il a utilisé le sang de son compagnon pour tricher à un test du VIH et conserver son visa. Il a été expulsé de Singapour après une condamnation de 28 mois.

Singapour a donc demandé de l’aide des autres pays puisque cette personne ne réside plus dans la cité-État.

Selon les autorités, Farrera Brochez aurait accéder aux données confidentielles par le biais de son compagnon nommé Ler Teck Siang. Ce docteur ancien haut placé du ministère de la Santé a aussi été condamné à 24 mois de prison pour avoir aidé cet américain dans ses activités criminelles. Une condamnation dont il a fait appel.

Pour rappel, l’homosexualité masculine est passible de deux ans d’emprisonnement à Singapour. Cependant, cette loi n’est plus appliquée depuis 1999.

Un gros problème avec la protection des données

Le ministre de la Santé Gan Kim Yong n’a eu de cesse de s’excuser à travers diverses déclarations dans les médias. La police l’aurait informé que la personne suspectée détenait ces informations confidentielles depuis 2016. Les autorités ont fait en sorte de désactiver l’accès aux données dès le 25 janvier 2019.

Selon Ouest France, deux organismes de santé singapouriens ont été condamnés par l’autorité de protection des données à des amendes  dont le montant équivaut à 645 000 euros. Les données de 1,5 million de patients avaient fuité y compris celle du Premier ministre Lee Hsien Loong.

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