Cloud : Snowflake dénonce l’architecture obsolète de Microsoft, Google et Amazon

Exalté d’avoir affiché une performance de 110 % au premier trimestre, Frank Slootman, PDG de Snowflake met en exergue le caractère dépassé de l’architecture utilisée par Microsoft, Amazon et Google.

Frank Slootman pointe les hyperscalers dans son discours

Cet affront fait mine d’un David contre Goliath. En effet, quoique Snowflake se situe aujourd’hui en 10e position des fournisseurs de cloud, c’est le trio de tête que sont Microsoft, Amazon et Google Cloud qu’il défie. Bien sûr, dans son communiqué, Slootman n’énonce pas directement ces trois entreprises. Néanmoins, qui ne saurait pas que les « hyperscalers », terme évoqué par le dirigeant de Snowflake, ne fait pas référence à ces trois géants du cloud ! Bref, pour avoir un aperçu de la différence de taille entre Snowflake et Microsoft, il suffit de jeter un œil sur leurs revenus respectifs. Nous constatons alors que le cloud commercial de Microsoft génère presque autant de revenus en un seul jour que Snowflake n’en génère durant tout un trimestre.

L’écart entre les chiffres de Microsoft et Snowflake

Soulignons que le chiffre d’affaires cloud de Microsoft du 1er janvier au 31 mars s’élève à 17,7 milliards de dollars soit 195 millions de dollars par jour. De son côté, Snowflake a enregistré un CA trimestriel de 214 millions de dollars, affichant ainsi une performance de 110 %. Ce que l’on peut déduire, c’est que les revenus de Snowflake en 3 mois excèdent de 10 % les revenus quotidiens de Microsoft.

Quelles sont les raisons potentielles de cette performance ?

Quand Slootman est d’ailleurs amené à se prononcer sur cet exploit, il décrit que Snowflake n’est qu’aux « premiers balbutiements » du remplacement des anciens systèmes d’entrepôt de données. Selon lui, « Snowflake a vraiment été la seule entreprise à avoir réussi la transition des systèmes hérités. »

Alors que Rangan, l’analyse de Goldman Sachs le questionne sur la manière dont l’entreprise a pu tenir les hyperscalers à distance, c’est avec une réplique de The Innovator’s Dilemma qu’il riposte :

« Je peux continuer encore et encore sur toutes les raisons, mais pour les besoins de cet appel, l’une des choses qui rend Snowflake complètement différent est que notre équipe fondatrice a commencé avec une feuille de papier vierge. Ils étaient manifestement profondément ancrés dans la technologie des bases de données sur une très longue période et ils cherchaient absolument à ne conserver aucun héritage qu’ils n’aimaient pas et à vraiment réinventer l’architecture pour l’informatique à l’échelle du cloud, ce qui est très, très différent de la version sur site. C’était donc incroyablement différent et très, très innovant. »

Pour finir, le CEO de Snowflake met en cause le cloud hybride. Cette tendance cherche effectivement à faire chevaucher le cloud public ainsi que les environnements sur site. Selon Slootman, ce serait une erreur et si sa société a réussi à avancer, c’est en grande partie grâce à sa stratégie axée uniquement sur le cloud public. Néanmoins, ce qui est sûr, c’est que Microsoft, Amazon et Google Cloud ne resteront pas indifférents à cette opinion.

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