Une centrale électrique Microsoft sera alimentée d’une pile à combustible à hydrogène

Microsoft projette d’exploiter une source d’alimentation non basée sur le carbone. La société vient de démontrer comment produire 3MW de courant depuis une source d’hydrogène.

L’énergie verte est arrivée

La société est sur la dernière phase de finalisation de son projet. Elle espère pouvoir alimenter ses data centers sans avoir à recourir au carbone. Grâce à un système d’alimentation par hydrogène, élaboré par Plug Power, et établi à New York. Ledit système fonctionne sur base de piles à hydrogène qui remplissent deux conteneurs d’expédition de 13 mètres.

Cette démonstration de 3 MW est une grande première pour Microsoft. C’est la technologie des piles à combustible à membrane échangeuse de protons. Elle combine l’hydrogène et l’oxygène pour produire en même temps : de l’électricité, de l’eau et de la chaleur. Voilà l’énergie verte, basée sur l’hydrogène vert, obtenu par électrolyse.

La société a alors effectué des tests d’acceptation en faisant tourner un data center par le nouveau système. Le test exigeait la même charge que les générateurs diesel pourvoyaient normalement. L’essentiel était de constater que le data center fonctionnait de la même manière et n’aurait pas à souffrir les pannes de courant.

Sur le blog de Microsoft, un communiqué informe qu’une fois l’hydrogène vert disponible et viable, sa mise en œuvre s’étendrait à tous les secteurs. Cela inclue tous les lieux ayant besoin d’une alimentation de secours.

Une source d’énergie qui soutient les objectifs zéro carbone de Microsoft 

Sean James, à la tête de la recherche pour les data centers chez Microsoft, s’est exprimé à propos des tests d’acceptation. « Pour les industries des data centers, le succès de ces tests est comparable à la joie reliée à première expédition spatiale. Un peu comme un premier alunissage. Un de nos générateurs n’a pas émis quoi que ce soit, c’est incroyable.»

La société, soutenant l’utilisation de l’énergie renouvelable, tient à cœur de réduire son empreinte carbone jusqu’à zéro en 2030. Elle a commencé à signer des accords d’achats d’électricité. Ces accords l’obligent à respecter un certain équilibre au niveau de ses data centers en termes d’émission de gaz carbonique. En fait, la société avait mis en place des générateurs de secours. Leur utilisation est rare mais ils fonctionnent tous au diesel, ce qui produit du gaz carbonique. Et même si Microsoft n’en dépend pas, elle promet de s’en débarrasser définitivement en 2030.

Mark Monroe, ingénieur principal de Microsoft s’exprime : « Nous avons longuement réfléchi aux coûts et à la disponibilité de l’hydrogène. Et sommes convaincus que c’est la solution ultime. Nous sommes partis d’un rack et sommes maintenant à une rangée, un essai sur une pièce puis un data center. »

Plug prévoit des versions commercialisables de ce système de pile à combustible. Microsoft attend cette version pour l’utiliser dans un data center de recherche dont la localisation est secrète. Vers fin juillet, Microsoft avait déjà réussi l’exploit d’alimenter un de ses data centers à l’hydrogène pendant 48 heures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest