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Antibiotiques : le Big Data pour lutter contre la résistance antimicrobienne

Les antibiotiques ne sont pas automatiques, et pourraient bientôt devenir inutiles. Afin de lutter contre la résistance antimicrobienne, la communauté scientifique cherche à collecter davantage de données à ce sujet pour convaincre les gouvernements et législateurs de prendre des mesures.

D’ici quelques années, les antibotiques existants risquent de devenir inefficaces contre les microbes et bactéries. Les conséquences sur la santé mondiale seraient terribles, et la résistance antimicrobienne constitue l’une des plus grandes craintes de la communauté scientifique.

Le Big Data pourrait constituer une arme cruciale dans la lutte contre ce phénomène. Les scientifiques cherchent désormais à améliorer les données sur l’impact potentiel de la résistance antimicrobienne, afin de convaincre les gouvernements d’agir promptement pour éviter cette crise.

Ces données seraient ajoutées au projet Global Burden of Disease, une étude visant à cartographier l’impact des maladies et autres risques sanitaires depuis les années 90. Selon Alan Lopez, professeur à l’Université de Melbourne et co-fondateur de l’étude, les données sur le cancer du poumon agrégées dans le GBD avaient permis de pousser les gouvernements à agir contre la cigarette.

Antibiotiques : le Big Data peut pousser les gouvernements à prendre des mesures

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Les données sur le nombre de personnes risquant d’être affectées ou tuées par des infections résistantes aux antibiotiques pourraient de nouveau sortir les gouvernements et les législateurs de la torpeur. Selon Lopez, la quantité de personnes affectées par la résistance antimicrobienne dans les différentes régions du monde est actuellement totalement inconnue, et nous sommes très loin de mesurer son impact par rapport à des fléaux plus connus comme le cancer du poumon ou les accidents de la route.

Même si les pays occidentaux disposent d’un large volume de données sur l’utilisation des antibiotiques ou la résistance à ces produits dans les hôpitaux, ce n’est pas le cas dans les pays en voie de développement. Afin de compléter le GBD avec les données sur la résistance aux antibiotiques, les universités de Washington et d’Oxford ont décidé de s’associer. Une nouvelle fois, le Big Data pourrait avoir un impact majeur dans le domaine de la santé.

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