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Armes imprimées en 3D : ce réseau français vend des 9 mm à 150 euros sur Dark Web

La vente d’armes est une activité assez courante sur le Dark Web. Et ces français ont trouvé une idée assez particulière pour promouvoir ce business. Ils ont imprimé des 9 mm en 3D, pour ensuite les proposer sur la face cachée d’internet. Cette situation montre encore plus le danger de la high-tech dans les mains de personnes malveillantes.

Un réseau qui s’étend en France et en Belgique. Heureusement, les forces de l’ordre ont réussi à interpeller les suspects. 4 individus ont été arrêtés. Selon les enquêtes, ces suspects imprimaient des armes en 3D pour les revendre sur le Dark Web. Une activité dangereuse, surtout avec l’expansion de la violence dans certaines villes françaises.

Non, ce n’est pas un simple jouet

Les armes imprimées en 3D ont les mêmes capacités que les modèles classiques. Elles peuvent lancer des balles à une vitesse de 400 m/s. Ces prouesses technologiques sont capables de tuer. Les forces de l’ordre sont entièrement au courant de cette tendance.

Toutefois, la conception de ces armes est assez aisée. Il suffit d’avoir une imprimante 3D, et quelques techniques de manipulation. Les suspects ont ensuite vendu leur produit sur le Dark Web à un prix imbattable. Oui, il est possible d’avoir un pistolet 9 mm à 150 euros.

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Le dénouement d’un an d’enquête sur le Dark Web

Le Dark Web a toujours été un terrain d’enquête pour la gendarmerie française. C’est une des zones de référence pour démanteler un réseau de criminels. Dans la majorité des cas, ce sont des groupes de trafiquants de drogue, ou des vendeurs d’armes.

Mais ici, les suspects proposaient des pistolets 9 mm imprimés en 3D. Les gendarmes ont réussi à les  arrêter au bout de 12 mois d’enquête. En plus des 4 individus interpellés, plus de 14 personnes sont impliquées dans cette affaire. Plusieurs matériels ont aussi été saisis durant cette intervention : 8 imprimantes 3D, 7 armes 3D, et 24 armes classiques.

Un trafic complexe dans le Var

Le réseau de criminel se base sur une stratégie bien rodée pour échapper à tous contrôles. Le leader du groupe, un Varois de 26 ans, organise le réseau depuis la Belgique. Il y a ensuite une dizaine de personnes pour produire les armes en 3D. Un autre groupe s’occupe de la vente sur le Dark Web.

La livraison se fait ensuite par La Poste. Le client aura des pièces détachées. Cette approche permet de contourner les forces de l’ordre.

La situation inquiète le procureur de Marseille : « Il s’agit d’une première en France qui ne manque pas d’inquiéter »

Le colonel Hervé Pétry s’est aussi exprimé après cette enquête : « Ce phénomène n’est pas nouveau, mais prend une dimension inquiétante ».

Et il a raison. Ces armes peuvent imiter 95 % des capacités des modèles originaux. Mais elles sont moins précises, et peu résistantes. Ces inconvénients n’empêchent pas les clients de les acheter. En effet, il suffit d’avoir une arme apte à tuer pour réussir dans le secteur criminel

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