Coucou maman : faites extrêmement attention à cette nouvelle cyber arnaque !

Coucou maman : faites extrêmement attention à cette nouvelle cyber arnaque !

Les hackers l’ont bien compris, jouer sur les émotions fonctionne pour amener les victimes à baisser leur garde. Pour plus d’efficacité, ils tablent également sur l’urgence familiale. Preuve en est avec cette nouvelle arnaque, « Coucou maman », qui circule sur l’espace cyber depuis peu.

Jouer sur les émotions pour piéger rapidement (et efficacement) les victimes

Dans cette nouvelle arnaque, l’escroc, qui se fait passer pour le fils ou la fille de la cible, commence par envoyer à cette dernière un sms ou un message Whatsapp depuis un numéro inconnu. Cela commence presque toujours par : « Coucou maman » ou « Salut maman ». L’escroc continue par des messages de type « J’ai changé de fournisseur », « J’ai perdu/cassé mon téléphone » ou « J’utilise temporairement ce numéro pour le moment ».

Voilà, en gros, à quoi ressemble l’appât, expliquent les autorités et les experts en cybersécurité qui mettent en garde contre cette nouvelle arnaque. Ce message d’apparence tout à fait banal n’éveille pas le soupçon, et c’est là tout le génie des cybercriminels. Après tout, les gens changent de numéro tout le temps, pour une raison ou une autre, donc cela ne semble pas si inhabituel.

Si la victime donne suite à la conversation, les escrocs continueront d’envoyer des messages tout aussi « inoffensifs » avant de demander de l’aide à ses parents pour urgence financière. Cependant, dans la mesure où il ne peut pas accéder à ses services bancaires en ligne (le téléphone ayant été perdu, volé, etc.), l’escroc fournit à la victime d’autres coordonnées pour effectuer le transfert d’argent.

Coucou maman, une arnaque qui prend de l’ampleur dans l’Hexagone

Cette arnaque a commencé à circuler dans l’espace cyber depuis l’année dernière, particulièrement en Australie, puis au Royaume-Uni où les plaintes connexes se sont multipliées. Les attaques auraient été particulièrement virulentes dernièrement. Selon les autorités australiennes, le nombre de victimes a été multiplié par trois ces trois derniers mois.

La Commission australienne de la consommation et de la concurrence (ACCC) indique que les fraudeurs peuvent également demander des informations personnelles. Ils espèrent pouvoir utiliser ces données pour arnaquer d’autres membres de la famille. Depuis la fin de l’année dernière, le site cybermalveillance.gouv.fr (le dispositif français d’assistance aux victimes de cybermalveillance) déclare également avoir identifié des sms frauduleux d’escroc se faisant passer pour les enfants de la victime. Faites attention !

Pour ne pas tomber dans le piège, il n’y a pas mieux que la vérification. Avant tout transfert, ou avant-même de donner suite à la conversation, prenez toujours le temps de vérifier si le numéro de votre enfant n’est effectivement plus fonctionnel comme le prétend le message reçu. Bien évidemment, ce réflexe n’est pas évident pour tout le monde, mais face à la multiplication des arnaques, il faut prendre cette habitude : juste vérifier.

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