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Le Big Data révèle l’impact du COVID-19 sur les dépenses et la consommation

À travers une étude menée par Earnest Research, le Big Data révèle les changements provoqués par la crise du COVID-19 sur les dépenses et habitudes de consommation. Découvrez l’impact de la pandémie sur les secteurs de l’alimentation, du commerce de détail, des salles de sport et du tourisme.

Ce n’est un secret pour personne : la pandémie de COVID-19 a bouleversé nos vies. Aujourd’hui, toutefois, une étude publiée par Earnest Research permet de mesurer l’impact du coronavirus avec précision grâce au Big Data.

Pour mettre en lumière les changements liés au confinement, cette étude s’appuie sur les modifications de dépenses et d’habitudes de consommation. Elle permet aussi d’entrevoir le bout du tunnel, à travers le regain de santé de plusieurs industries grâce à l’émergence des vaccins. En revanche, certains secteurs semblent toujours paralysés par la crise…

Afin de réaliser cette étude, Earnest Research se base sur les données anonymisées de géolocalisation et de paiement par carte bancaire aux États-Unis. Il est toutefois possible de transposer les conclusions à l’Europe et à la France, dans une certaine mesure.

Ces données permettent de suivre le trafic pédestre et les dépenses, et d’observer les changements par rapport à la même période deux ans auparavant. Même au sein d’un même secteur, comme ceux de l’alimentation ou de la distribution, on constate des disparités. La pandémie a rendu certains types d’enseignes plus populaires que d’autres…

L’impact du COVID-19 sur l’alimentation

Premier constat : les dépenses dans les boutiques en ligne comme Instacart et Fresh Direct, ou les services de livraison comme DoorDash et GrubHub ont explosé pendant la pandémie. Elles ont augmenté de 400% par rapport à deux ans avant.

Ceci s’explique bien sûr par la fermeture des restaurants. En France aussi, nous sommes contraints de nous tourner vers Uber Eats ou Deliveroo pour continuer à manger sans cuisiner.

Même dans les États où les restaurants n’étaient pas fermés, de nombreuses personnes ont préféré se faire livrer que prendre le risque d’attraper le virus. C’est ce qui explique cet essor phénoménal.

Même si les ventes ont baissé par rapport au pic de la pandémie, elles restent nettement plus élevées qu’avant la crise. Il semble que les consommateurs aient été convaincus par ces services.

Toutefois, certains types de restaurants se sont mieux remis que d’autres. Les dépenses dans les fast foods et autres établissements proposant la vente à emporter ont dépassé leur niveau de 2019. En revanche, les restaurants où il est d’usage de diner sur place restent en crise pour le moment.

Concernant les supermarchés, les dépenses sont revenues au niveau de 2019. Au début de la pandémie, elles avaient augmenté de 30%.

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Shopping et COVID-19 : la peur du lèche-vitrines

Certains commerces ont profité d’une forte croissance liée au COVID-19. C’est notamment le cas des marques de  » sportswear «  comme Nike. En télétravail depuis leur domicile, les salariés américains préfèrent s’habiller confortablement et rester en survêtement. On peut supposer qu’il en va de même en France.

En revanche, les marques de vêtements pour professionnels tels que les vendeurs de costumes ont beaucoup souffert de la pandémie. Leurs ventes restent basses aujourd’hui. Certaines marques de luxe et de mode semblent avoir tout de même profité d’une vague d’achats compulsifs en ligne pendant le confinement.

Certains types de vêtements boudés pendant la crise attirent à nouveau. Toutefois, l’étude révèle que les achats ne se font plus en magasin physique. Les données sur le trafic pédestre par catégorie confirment que le lèche-vitrines reste délaissé. La mode du shopping en ligne semble installée durablement.

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Salles de sport : pire que la flemme, la COVID-19

Sans surprise, la fermeture de salles de sport depuis le début du confinement a eu un impact désastreux sur le secteur du fitness. À l’échelle des États-Unis, le trafic a diminué de 30% et les dépenses de 40% en mars 2021 par rapport à mars 2019.

Malheureusement, il est fort possible que ce secteur ne se relève jamais. Même avant la pandémie, le succès des salles de sport était en baisse face à l’essor des équipements de fitness à domicile. La crise du Covid n’a fait qu’accélérer cette transition. Des marques comme Peloton et NordicTrack rencontrent une croissance rapide depuis l’émergence du virus.

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L’industrie du tourisme clouée au sol

Le trafic pédestre dans les aéroports, les hôtels et les établissements de location de voiture reste bas. Les dépenses dans les billets d’avion sont également en berne.

Précisons toutefois que les données de Earnest Research s’arrêtent en mars 2021, avant que le CDC n’ait donné le feu vert aux Américains vaccinés pour voyager. De nombreux analystes prédisent un essor du tourisme pour l’été 2021.

Un quart de la population des États-Unis est déjà vaccinée. Il est donc probable que de nombreuses personnes recommencent à prendre l’avion pour partir en vacances. Selon un sondage de PredictHQ, trois quarts des Américains prévoient un voyage après leur vaccination. Le tourisme intérieur pourrait même dépasser le niveau précédant la crise.