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La Chine collecte des données via une appli de propagande

Plusieurs études publiées récemment par des chercheurs allemands et australiens démontrent que la Chine utilise des applications mobiles populaires pour collecter les données personnelles des utilisateurs. Une façon pour le gouvernement de continuer à ériger subrepticement son régime totalitaire 2.0…

Si le XXème siècle fut rythmé par la course au pétrole, les gouvernements se livrent désormais une guerre des données en ce début de millénaire. Le Big Data est une ressource précieuse, qui pourrait bientôt permettre aux pays de gagner en puissance de la même façon qu’il permet aux entreprises d’augmenter leurs bénéfices

Dans ce contexte, la Chine dispose d’un indéniable atout : elle ne s’encombre d’aucun scrupule, tant pour les méthodes de collecte des données que pour l’utilisation de ces informations. Ainsi, la superpuissance asiatique s’était déjà illustrée en utilisant le Big Data pour surveiller ses citoyens.

À présent, des chercheurs australiens et allemands révèlent que la Chine utilise des applications mobiles inoffensives en apparence pour collecter des données personnelles d’utilisateurs aussi bien à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur…

La Chine veut bâtir une dictature d’un genre nouveau grâce aux données

Selon un rapport publié par l’entreprise de cybersécurité allemande Cure53, l’application mobile  » Study the Great Nation  » (Xuexi Qiangguo) fournit au gouvernement chinois une porte dérobée permettant de collecter des informations comme la position géographique de l’utilisateur, sa liste de contacts et son historique d’appels.

L’utilisateur doit également autoriser l’accès à ses données, à sa caméra et à son microphone pour pouvoir accéder au service. Cette application téléchargée plus de 100 millions de fois regroupe des citations de Mao Tse Tsung, et pourrait être considérée comme un  » Petit Livre Rouge  » 2.0

En parallèle, une étude publiée par l’Australian Strategic Policy Institute de Canberra en Australie révèle qu’une petite entreprise détenue par l’Etat dénommée GTCOM collecte elle aussi des données de façon massive. Pour ce faire, elle scanne chaque jour plus de cinq billions de mots dans 65 langages différents en provenance des réseaux sociaux pour le compte des services de surveillance chinois…

Ces deux études démontrent que la Chine emploie des méthodes de plus en plus sophistiquées et pernicieuses pour aspirer des informations à des fins politiques. Selon les chercheurs, le gouvernement utilise désormais des appareils et des services a priori innocents pour poursuivre le développement de sa « dictature technologique « …

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