Le cloud computing alimente les échanges financiers mondiaux

La migration vers le cloud permet à plusieurs établissements financiers d’innover leur gestion, notamment dans la gestion des échanges internationaux. D’après les experts, outre l’amélioration de l’infrastructure, l’adoption du cloud occasionne effectivement des changements.

Des échanges financiers plus faciles grâce au cloud

Novembre dernier, CME Group a conclu un partenariat de 10 ans avec Google pour migrer vers le cloud. Désormrais, celui-ci est convaincu de pouvoir lancer de nouveaux produits et services beaucoup plus rapidement. On notera également la collaboration de Nasdaq avec AWS pour transférer ses marchés nord-américains vers le cloud computing.

Visiblement, les bourses financières ont pour objectifs d’« accroître l’accès au marché » et de « rationaliser les opérations ». Adrian Poole, le responsable des services financiers chez Google Cloud UK semble en être convaincu. Celui-ci souligne que la flexibilité et l’évolution du cloud permettra d’améliorer les échanges financiers.

Ce haut responsable chez Google CLoud UK ajoute que les entreprises multinationales comme CME Group exploitent le cloud. Elles veulent, en effet, « répondre aux attentes des clients en utilisant de nouvelles méthodes », ce qui conduira nécessairement à une « transformation ». Selon lui, le cloud offre une grande quantité de puissance de calcul qui permet d’analyser très rapidement les données. Les entreprises peuvent donc, exécuter des tâches comme la gestion des risques en temps réel.

Le cloud : une sécurité des données optimale

Le cloud computing garantit sécurité et confidentialité d’une grande quantité de données sensibles. Poole avance alors que les fournisseurs de cloud surveillent continuellement les risques et la conformité règlementaire. Ils ont, pour cela, recours à des pratiques tels que les modèles de confiance zéro. Ces derniers assurent la vérification des identités des utilisateurs, tant bien à l’intérieur qu’à l’extérieur d’un réseau. Le principe technique de « conception redondante » accentue également la protection des données.

Nicky Maan, directeur général de Spectrum Markets évoque également les avantages du cloud computing ainsi que l’usage des infrastructures numériques. Cela accélère, à coup sûr, le développement de l’entreprise. Cette dernière peut facilement étendre les ressources selon ses besoins. Il est même possible d’automatiser cela, si on le souhaite.

Le cloud computing gère les risques relatifs aux échanges financiers

« Le cloud contrôle entièrement la latence et la possibilité de transférer toute partie externalisée d’une infrastructure vers un autre fournisseur en cas de problème. Maan recommande alors de conserver les échanges financiers des « systèmes complexes, intégrés et sensibles au facteur temps » sur une infrastructure matérielle.

Conor Colleary, vice-président du groupe des services financiers chez Oracle, a un toute autre opinion des choses. Un seul fournisseur cloud ne suffirait peut-être pas à gérer tous les risques. Il faut effectivement considérer que les enjeux d’une interruption de service sont de la plus haute importance. C’est dû au fait que les entreprises s’assurent d’utiliser le meilleur cloud pour chaque fonction et charge particulière. Colleary propose ainsi aux entreprises d’opter plutôt pour une approche multicloud. Avec celle-ci, les bourses ont la possibilité de « jouer sur les différentes forces des différents clouds » et « avoir un plan B si leur service cloud tombe en panne ».

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