dark web darkhuntor

Opération DarkHunTOR : 150 dealers du Dark Web arrêtés dans le monde

Dans le cadre de l’opération Dark HunTOR organisée par Europol, 150 dealers de drogues du Dark Web ont été arrêtés par les autorités du monde entier. Des millions d’euros en Bitcoin ont été saisis, ainsi que des armes à feu, des centaines de kilos de drogue et des milliers d’ecstasys. Trois Français figurent parmi les criminels interpellés.

Pour les narcotrafiquants et autres criminels du monde entier, le Dark Web permet de mener des activités illégales en tout anonymat. Vendre de la drogue depuis son ordinateur est bien plus sécurisé que de tenir le  » terrain «  en bas de la rue. Du moins, c’est qu’ils pensaient…

Dans le cadre de l’opération  » Dark HunTOR « , la police du monde entier vient d’arrêter 150 criminels. Ces suspects sont impliqués dans l’achat ou la vente de biens illégaux en ligne.

Cette opération coup de poing a été annoncée par Europol le mardi 26 octobre 2021. C’est l’une des plus grandes actions jamais menées contre le Dark Web, et certains des criminels interpellés étaient des cibles prioritaires.

Plusieurs actions coordonnées par Europol ont été menées en Australie, en Allemagne, en Bulgarie, en Italie, en France, aux Pays-Bas, en Australie, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Parmi les 150 dealers, 65 ont été arrêtés aux États-Unis, 47 en Allemagne, 24 au Royaume-Uni, 4 en Italie, 4 aux Pays-Bas et 3 en France.

Au total, les autorités ont confisqué 26,7 millions d’euros en espèces et en Bitcoin. Elles ont aussi saisi 45 armes à feu, et 234 kilogrammes de drogues dont 25 000 pilules d’ecstasy. Un généreux butin, qui reflète l’envergure du trafic sur le Dark Web…

Parallèlement aux arrestations, la police italienne est parvenue à fermer les marchés  » DeepSea  » et  » Berlusconi « . Ces deux plateformes regroupaient plus de 100 000 offres de produits illégaux selon Europol.

Coup de filet sur le Dark Web suite à la fermeture du DarkMarket

En janvier 2021, la police allemande fermait le DarkMarket et arrêtait son gérant australien près de la frontière entre l’Allemagne et le Danemark. Cette plateforme était utilisée pour vendre des drogues, des données cartes de crédit volées ou des malwares.

Elle avait été découverte par les autorités lors d’une enquête sur le service d’hébergement web Cyberbunker, dont les serveurs étaient situés dans un ancien bunker de l’OTAN au sud-ouest de l’Allemagne.

L’arrestation de ce parrain du cybercrime et la saisie de son infrastructure ont fourni aux enquêtes une  » montagne de preuves « . Depuis lors, l’European Cybercrime Center (EC3) d’Europol a compilé de nombreux documents afin d’identifier les principales cibles.

Ce travail de fond a permis de préparer le coup de filet DarkHunTOR. Selon Jean-Philippe Lecouffe, directeur des opérations d’Europol,  » le but est d’avertir les criminels du Dark Web que les autorités ont les moyens et les partenaires mondiaux pour les démasquer et les tenir responsables de leurs activités illégales « .

La fête est finie pour les 150 dealers interpellés cette semaine. Toutefois, il ne s’agit que d’une goutte d’eau dans l’océan du Dark Web. Il semble difficile, voire impossible de réellement mettre un terme au trafic colossal qui prend place à l’échelle mondiale…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pin It on Pinterest