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Poisson d’avril ? Facebook reproche à l’Etat de mal protéger vos données

Dans une tribune publiée dans les journaux du monde entier, le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, dévoile quatre idées pour permettre aux gouvernements de mieux réguler internet. L’objectif serait notamment de renforcer la confidentialité des données et la modération du contenu offensant. On pourrait croire au Poisson d’avril, mais il n’en est rien…

Au début du mois de mars 2019, Facebook annonçait sa volonté de faire de la confidentialité sa nouvelle priorité. Un revirement stratégique pour le moins surprenant, sachant qu’une enquête pénale vient d’être ouverte concernant la vente de données des utilisateurs de Facebook à ses partenaires.

Quoi qu’il en soit, Mark Zuckerberg continue sur sa lancée dans une tribune publiée simultanément sur son site officiel et sur plusieurs médias internationaux comme le Washington Post aux USA ou le Journal du Dimanche en France.

Il y révèle quatre idées pour permettre aux gouvernements de mieux réguler internet. Le créateur du réseau social se penche sur quatre points : le contenu offensant, l’intégrité des élections, la confidentialité et la portabilité des données. Des problématiques auxquelles Facebook s’est vu directement confronté au cours des quatre dernières années.

Concernant le contenu offensant, violent ou haineux, Mark Zuckerberg dévoile travailler avec les gouvernements (notamment les pouvoirs publics français) pour garantir des dispositifs de modération des contenus plus efficaces. Le chef d’entreprise propre également de laisser des organismes tiers définir des standards sur la diffusion de tels contenus. Ces standards permettraient d’évaluer les entreprises, d’exiger qu’elles mettent en place des moyens permettant de réduire au maximum la diffusion de tels contenus.

Facebook appelle à la création d’un RPGD à l’échelle mondiale

Par ailleurs, pour lutter contre les publicités politiques, Mark Zuckerberg souhaite que la régulation établisse des standards communs pour vérifier l’identité des acteurs politiques. Il regrette également que certaines lois ne s’appliquent que pendant les élections, alors que les campagnes d’influence ont lieu tout au long de l’année. Ainsi, Facebook appelle les gouvernements à mieux définir ce qu’est une publicité politique afin de protéger l’intégrité des élections.

En ce qui concerne la portabilité des données, Facebook appelle à la création d’un format standard de transfert de données. Il soutient notamment le projet open source Data Transfer Project, visant à former une alliance entre les géants du web comme Google et Apple pour permettre aux internautes de transférer facilement leurs données personnelles d’un site web à l’autre.

Enfin, la dernière problématique abordée est celle de la confidentialité. Sur ce point, le créateur de Facebook appelle à la création d’un règlement sur la protection des données similaire au RGPD à l’échelle mondiale.

Cette proposition peut sembler ironique de la part d’une entreprise accusée d’avoir secrètement collecté et partagé les données de ses utilisateurs, mais Mark Zuckerberg semble bel et bien décidé à se repentir… cependant, Facebook devrait peut-être commencer par renforcer la confidentialité et la modération du contenu sur sa plateforme avant de donner des conseils aux autres…

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