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Free Cloud Alliance : tout savoir sur l’alliance du cloud computing libre

La Free Cloud Alliance (FCA) est une initiative lancée en 2010 par quatre éditeurs de logiciels français. Découvrez tout ce que vous devez savoir sur l’alliance du cloud computing libre, de sa fondation à l’avortement du projet.

Depuis de nombreuses années, le marché du cloud computing est dominé par une poignée d’acteurs : Amazon Web Services, Microsoft Azure, IBM, ou encore Google Cloud. Face à ce constat, en 2010, quatre éditeurs de logiciels français ont décidé de créer la Free Cloud Alliance (FCA), première alliance de cloud computing libre.

Fondée par Ielo, Mandriva, Nexedi et TioLive, la FCA visait à proposer une solution entièrement libre regroupant des services SaaS (logiciel en tant que service), PaaS (plateforme en tant que services) et IaaS (infrastructure en tant que service).

Qui sont les 4 fondateurs de la Free Cloud Alliance ?

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La Free Cloud Alliance a été fondée par 4 entreprises françaises. Ielo, aussi connue sous le nom de Lost Oasis, est une entreprise qui développe des services innovants depuis 2002. Elle se positionne comme une passerelle entre la communauté du logiciel libre et les entreprises de l’industrie informatique.

Mandriva SA, jadis connue sous le nom de Mandrakesoft, est une entreprise fondée en 1998. Elle est notamment connue pour avoir créé le système d’exploitation Mandriva Linux. Nexedi, fondée en 2001, est à l’origine du projet ERP5. Enfin, TioLive est une plateforme d’externalisation totale de système d’information (Total Information Outsourcing) reposant sur des techniques Open Source.

Free Cloud Alliance : sur quelles technologies repose la FCA ?

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Bien entendu, cette alliance pour un cloud libre était aussi l’occasion pour les fondateurs de mettre en lumière leurs technologies. La FCA reposait ainsi sur le NiftyName Virtual Datacenter (NVD), le Block Storage Server (BS2), le Xtreem Storage Server (XS2), le Neo Storage Server (NS2), le SLAP Cloud Engine (SCE) et la TioLive OEM Platform (TOP).

Le NiftyName Virtual Datacenter (NVD) de IELO est une solution IAAS proposant de hautes performances et une haute disponibilité. Le XS2 (Xtrem Storage Server) de Mandravia permet de stocker des fichiers en les répartissant sur plusieurs serveurs distants.

Le NS2 (Neo Storage Server) de Nexidi permet de stocker des fichiers en mode objet. Une solution très utile pour le stockage de grandes bases de données. Le Slap Cloud Engine de Nexidi permet de coordonner les ressources sur le cloud en les partageant. Enfin, la TioLive OEM Platform sert à optimiser différentes briques technologiques pour composer une solution PaaS Open Source.

Free Cloud Alliance : quels sont les avantages d’un cloud computing libre ?

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La Free Cloud Alliance offre de nombreux avantages. Elle permet notamment de réduire les coûts pour les entreprises qui l’utilisent, tout en leur permettant de garder le contrôle des données et du code source. Elle permettait aussi de renforcer la crédibilité d’un cloud computing open source.

En outre, la FCA permettait de lutter contre la domination du marché du cloud computing par les grands groupes comme Amazon Web Services, Microsoft Azure ou Google Cloud. Huit ans plus tard, force est de constater que ces entreprises américaines dominent accaparent désormais la totalité du marché. Le dernier avantage de la Free Cloud Alliance était de réduire le risque de perte de données en cas de faillite du fournisseur de service cloud.

Free Cloud Alliance : les raisons d’un échec

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Malheureusement, fin 2015, la Free Cloud Alliance a soudainement disparu. Depuis lors, le nom de domaine est à vendre. Il semblerait que ce projet utopiste ait été définitivement avorté. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce fiasco.

Tout d’abord, il faut savoir que la FCA restait payante pour les entreprises. La facture pouvait facilement dépasser les 15 000 euros. Avec de tels tarifs, impossible de lutter contre les géants américains du cloud. De même, la Free Cloud Alliance restait plutôt floue au sujet des garanties légales, de la sécurité du cloud computing ou encore de l’administration et de l’interopérabilité des différentes applications qui la composaient.

Ce projet ambitieux made in France s’est donc malheureusement soldé par un échec. Toutefois, cette initiative aura au moins permis de relancer le débat de l’open source à l’ère du cloud computing.

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