Les Jeux Olympiques de Tokyo frappés par une fuite de données

Le comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo est le dernier à être touché par une violation de données via un accès non autorisé à un outil de partage d’informations développé par Fujitsu Ltd.

Redoubler d’efforts face à la cybercriminalité

Le comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo est le dernier à être touché par une violation de données via un accès non autorisé à un outil de partage d’informations développé par Fujitsu Ltd.

Des informations personnelles ont été divulguées dans la base de données d’environ 170 personnes impliquées dans la gestion de la sécurité et ayant participé à un exercice organisé par le centre national de cybersécurité du Japon. L’exercice initial a été initié afin qu’elles puissent se préparer à d’éventuelles cyberattaques lors de cet événement sportif majeur.

Ces fuites font suite aux violations de données découvertes dans des agences gouvernementales (Centre national de préparation aux incidents et de stratégie pour la cybersécurité ainsi que le ministère des Affaires étrangères) vers la fin du mois de mai. À environ 50 jours de l’ouverture des Jeux olympiques dans la capitale japonaise, les organisateurs et le gouvernement continuent de redoubler d’efforts pour empêcher les cyberattaques de perturber les jeux.

Aucune perturbation des opérations

Le comité d’organisation a refusé de dire si les informations divulguées étaient liées aux jeux. Néanmoins, celui-ci a confirmé l’absence de toute perturbation des opérations. Les informations divulguées comprenaient les noms, les titres commerciaux et les affiliations des participants appartenant à environ 90 organisations. Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, des ministères, des municipalités et des préfectures ainsi que des sponsors des jeux font partie des victimes. 

Fujitsu a déclaré fin mai que les données de plusieurs de ses entreprises clientes avaient été compromises en raison d’un accès non autorisé à l’outil, qui est utilisé pour partager des informations entre les parties internes et externes d’une entreprise. La fuite était probablement due à une infection par un malware, mais la société enquête toujours sur la cause et l’étendue de l’impact.

Les agences gouvernementales, dont les ministères des Affaires étrangères et des Transports, ont déclaré qu’au moins 76 000 adresses e-mail de responsables gouvernementaux et de parties externes (des membres de groupes d’experts) ont été piratées. Il en est de même pour certains documents d’étude sur la création d’un gouvernement numérique. 

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