google robotique machine learning

Google est de retour dans la robotique, mais cette fois sans robots tueurs

Google annonce son grand retour dans le domaine de la robotique. Toutefois, plus question de fabriquer ses propres robots. Le géant de Mountain View compte utiliser ses technologies de Machine Learning et d’intelligence artificielle pour apprendre de nouvelles compétences aux robots d’autres entreprises…

En tant que titan ubiquiste de la haute technologie, Google s’intéresse depuis bien longtemps à la robotique. Malheureusement, ses précédents efforts ont été réduits à néant par les pratiques de harcèlement sexuel dont a été accusé Andy Rubin. Alors que le créateur d’Android dirigeait la division robotique de la firme, il a été contraint de faire ses bagages en 2014.

Cinq ans plus tard, Google annonce son grand retour dans le secteur de la robotique. Toutefois, plusieurs changements sont à souligner par rapport au précédent programme. Non seulement la division ne sera plus dirigée par un pervers (humour), mais les robots qu’elle produira seront très différents de ces projets antérieurs.

Achetez des leads sur la marketplace I.T

En effet, vous vous souvenez peut-être des robots militaires de Boston Robotics : une startup achetée par Google en 2013 et revendue par sa maison-mère Alphabet en 2017. Ces robots humanoïdes ou quadrupèdes, conçus pour le champ de bataille et plus agiles qu’un être humain, étaient quelque peu effrayants…

Google veut améliorer les robots déjà existants grâce au Machine Learning

Désormais, le laboratoire robotique de Google se focalisera sur des robots plus simples et capables d’apprendre à effectuer des tâches grâce au Machine Learning. La division sera dirigée par Vincent Vanhoucke, qui a précédemment contribué à la création de Google Brain : la division de recherche en intelligence artificielle de Google.

Plutôt que d’essayer de créer ses propres machines, Google utilisera sa technologie de Machine Learning pour apprendre de nouvelles compétences aux robots d’autres entreprises. Par exemple, des chercheurs entraînent le robot mobile de la startup Fetch à naviguer dans des espaces qu’il ne connaît pas encore. Ceci pourrait s’avérer très utile dans les usines, par exemple.

De même, Google s’est associé avec les chercheurs des universités de Princeton et Columbia et du MIT pour créer le TossingBot. Il s’agit d’un robot capable d’apprendre à ramasser et à lancer des objets dans le bon container. Après 14 heures d’entraînement, le bras mécanique équipé de caméras était capable de trier les objets correctement 85% du temps. Là encore, un tel robot pourrait être très utile dans les entrepôts et autres centres de tri comme ceux d’Amazon ou UPS.

Ainsi, plutôt que de se focaliser sur le hardware, Google semble décidé à concentrer ses efforts dans le domaine de la robotique sur le software. Sachant que le géant de Mountain View compte parmi les leaders du Machine Learning, cette stratégie devrait lui permettre de contribuer plus efficacement au développement de l’industrie…