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Le Big Data transforme la guerre

Guerre : les grands changements liés aux drones, au Big Data et à l’IA

Les technologies du Big Data et de l’Internet des Objets transforment actuellement la façon dont les guerres sont pensées. Elles changent la manière de faire la guerre, et les lieux où la mener. Ces outils permettent également potentiellement d’apporter la paix dans le monde.

Les drones autonomes d’assassinat comme le Taranis, produit par BAE Systems, changent la façon de faire la guerre. Cet appareil, qui empreinte son nom au dieu du tonnerre, est capable de voler vers une zone prédéfinie en suivant un itinéraire de vol programmé. Il peut ensuite identifier une menace, la cibler, et alerter un opérateur humain. Après avoir examiné l’information, l’opérateur autorise l’attaque, et le drone lance un missile pour détruire la cible. Il retourne ensuite directement à son point de départ.

Taranis UCAV

Les drones sont aujourd’hui largement utilisés dans le paysage militaire pour la surveillance et l’attaque de cibles hostiles. Ces engins sont capables de repérer des sous-marins, des mines, et de livrer des aides humanitaires à des emplacements inaccessibles pour des convois. Plus petits, plus discrets et plus sûrs que les troupes humaines, ils peuvent agir sans être repérés depuis le sol. En cas de détection, ils peuvent également retourner à la base très rapidement.

Un problème éthique

De toute évidence, la question de l’éthique se pose face à ces machines autonomes capables de détruire et de tuer. Plus de 16000 chercheurs et personnalités influentes ont signé une lettre ouverte aux Nations Unies pour demander d’interdire les armes autonomes et semi-autonomes. Parmi les signataires, on compte notamment Elon Musk, CEO de Tesla et SpaceX, ou encore le physicien Stephen Hawking, et le directeur de recherche de Google Peter Norvig.

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Le principal problème montré du doigt par ces scientifiques est que la supervision des humaines dans le processus d’action des drones n’est pas souvent claire. De même, les règles gouvernant l’usage et la programmation des armes autonomes ne sont pas bien définies. Un opérateur humain devrait, théoriquement, prendre en considération la présence d’une école ou d’un hôpital avant d’agir. Il devrait également s’appliquer à respecter la convention de Genève avant d’approuver la destruction d’une cible. Un ordinateur en revanche risque de ne pas se soumettre à ces règles élémentaires.

La guerre des données

Le Big Data et l’intelligence artificielle modifient également la façon dont nous percevons et concevons la guerre. Dans le futur, les guerres pourraient être menées sur des champs de bataille virtuels et non plus sur des fronts physiques. Les gouvernements craignent désormais qu’un régime ou groupe terroriste s’attaque directement aux réseaux.

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De plus en plus de systèmes et d’infrastructures reposent sur l’Internet des Objets. Au fur et à mesure, ces systèmes s’exposent à des risques toujours plus importants. La neutralisation des communications sans fil ou des connexions internet d’un pays sèmerait un véritable chaos, a fortiori si elle entraîne une panne d’électricité, d’eau, ou de feux de signalisation.

Il existe déjà des exemples de gouvernements hackés par d’autres. En début d’année, le parti Démocrate américain a été victime d’une faille de sécurité massive, probablement initiée par un gouvernement étranger. Selon les analystes de sécurité, les gouvernements sont loin d’être suffisamment équipés pour rivaliser avec les meilleurs hackers sur ce terrain. Dans un avenir proche, les soldats et pilotes pourraient être remplacés par des Data Scientists et des algorithmes de Machine Learning

Le Big Data au service de la paix dans le monde

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Il existe toutefois un point positif à l’émergence du Big Data dans le paysage militaire. Les organisations comme l’US Defense Department, les United Nations ou la CIA ont récemment lancé des initiatives Big Data pour prédire et d’anticiper des crises politiques, des épidémies, des instabilités économiques, des pénuries de ressources et des désastres naturels.

Ces programmes reposent sur de vastes quantités de données non structurées, en provenance de médias, de blogs, de réseaux sociaux et d’autres sources afin d’anticiper les événements, de planifier des interventions, et de repérer quelles méthodes fonctionnent. Pour l’heure, il est difficile d’utiliser ces données pour prévenir les problèmes et répandre la paix.

Toutefois, chaque donnée reçue et chaque prédiction effectuée rapprochent les algorithmes d’apprentissage automatique de ce but. Il s’agit là d’une noble cause pour ces différentes agences, que d’utiliser les données et les technologies pour établir la paix dans le monde plutôt que de perpétrer les guerres.

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