Guide de survie pendant une cyberattaque

Survivaliste numérique : guide de survie pendant une cyberattaque

De l’identification de l’attaque à la réparation des dommages, voici un guide de survie complet pendant une cyberattaque. Est-ce qu’une entreprise peut survivre à une cyberattaque ? La réponse est définitivement oui, à condition bien évidemment d’avoir mis un plan d’action fiable et flexible en cas de violation. 

Les cyberattaques, un fléau en constante augmentation 

Avec l’implémentation des nouvelles technologies dans les entreprises et le passage au travail en ligne avec la pandémie, les cyberattaques ont connu une hausse fulgurante ces deux dernières années.

Selon Check Point Research, les cyberattaques ont augmenté de 50 % d’une année à l’autre en 2021. Cela équivaut à près de 925 attaques par semaine et par organisation dans le monde. 

Les TPE / PME qui sont peu armées contre les cybermenaces restent les principales cibles des cybercriminels. Les grandes entreprises, bien que disposant de moyens plus importants pour se protéger, ne sont pas non plus épargnées. 

Selon Kaspersky, une grande majorité des attaques implique l’humain, les employés manquant souvent de formation et de sensibilisation sur la cybersécurité. Les failles de sécurité sont aussi pointées du doigt. 

Avec ou sans protocole de cyberdéfense, toute entreprise, quelle que soit son envergure, est susceptible d’être victime de cyberattaque. En acceptant cette assertion comme vraie, les dirigeants mettront en place une stratégie de cybersécurité pour se protéger quand l’inévitable arrivera. 

Car la question n’est pas de savoir si l’entreprise va être violée, mais quand va-t-elle subir une cyberattaque et comment assurer la survie. 

Les cyberattaques les plus fréquentes

Le monde a commencé sa migration numérique vers le début des années 90. La sécurité informatique était déjà au cœur des préoccupations. Plus de 20 ans plus tard, la pandémie du Covid 19 et les troubles sociopolitiques croissants ont fait exploser le nombre de cyberattaques journalières. 

Pire encore, les hackers utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour atteindre leur cible et échapper aux détections. À ce rythme, les experts estiment que les coûts mondiaux de la cybercriminalité atteindront 10 500 milliards de dollars d’ici 2025. 

Les entreprises peuvent subir des attaques d’ingénierie sociale, de ransomware, de phishing, d’attaque DDos, etc. Les cybercriminels contournent souvent les systèmes de sécurité en piratant des réseaux moins protégés appartenant à des tiers avec un accès privilégié au système ciblé.

En plus des failles de sécurité largement exploitables par les pirates, une mauvaise cyberhygiène explique aussi la hausse des cyberattaques. Cela suppose notamment l’utilisation de mot de passe faible ou de réseau Wi-Fi non protégé, l’absence de VPN ou de mise à jour régulière des firewall 

La vulnérabilité du cloud et des appareils mobiles ou encore la mauvaise gestion des données augmentent également les risques d’attaques. Face à ces menaces, il faut mettre en place une cyberdéfense solide et des procédures post-attaque adéquates pour limiter les dégâts. C’est la clé de la survie pendant une cyberattaque.

Techniques de survie à une cyberattaque

Dès lors que l’entreprise ou l’organisation est informée d’une cyberattaque, celle-ci doit rapidement adopter les procédures post-attaques. Une réponse rapide reste la meilleure solution pour limiter les dégâts.

Évaluer la situation

L’entreprise ou l’organisation doit évaluer rapidement la situation et la portée de la violation. Connaître l’identité des acteurs malveillants n’est pas une priorité à ce stade. Identifier les systèmes compromis restent une des étapes critiques de l’entreprise ciblée. 

Il faut ensuite déterminer le type d’attaque mise en œuvre avant d’enquêter sur les adresses IP utilisées dans l’attaque. Cela étant, avertir les autres utilisateurs du réseau de la compromission. Connaître le type d’attaque permettra dans un premier temps d’isoler le reste du système de la menace.

Paniquer et mettre le réseau HS est l’erreur à ne surtout pas faire. Cela peut potentiellement causer la colère des clients et nuire à la réputation de l’entreprise. À cela s’ajoutent les pertes financières que l’arrêt pourrait engendrer.

Tout en écartant les systèmes non compromis, il faut aussi mettre en quarantaine les ordinateurs infectés. Il est tout aussi urgent de rechercher les portes dérobées que les pirates pourraient configurer pour accéder de nouveau au système. Si l’un des fournisseurs ou clients est compromis, il faut aussi bloquer tous les accès depuis ces comptes jusqu’à ce que les problèmes de sécurité soient résolus.

Adopter les meilleures mesures de cybersécurité

Guide de survie pendant une cyberattaque

Il est maintenant temps de prendre des mesures proactives. L’équipe de sécurité informatique doit : 

  • modifier les mots de passe à l’échelle de l’entreprise pour accéder à tous les systèmes concernés
  •  installer des sauvegardes de données et des logiciels propres, de préférence à partir d’appareils hors site non connectés au réseau de l’entreprise
  • s’assurer qu’il n’y a pas pas d’informations d’identification par défaut qui pourraient permettre aux pirates de revenir
  • prendre des mesures pour sensibiliser et former tous les employés aux procédures et politiques de cybersécurité mises en place
  • informer les employés sur la sécurité de leurs mots de passe 
  • souligner les risques liés aux mails et messages tiers non vérifiés, etc.

Établir des partenariats avec des entreprises fournissant des services de sécurité informatique

Depuis quelques années, les hackers ciblent de plus en plus les terminaux.  Les attaques contre les ordinateurs portables et les desktops ne cessent d’augmenter. C’est pourquoi il est essentiel de renforcer la sécurité des terminaux

Il faut aussi mettre à jour les appareils anciens et obsolètes ou non sécurisés avec plusieurs niveaux de protection. C’est le meilleur moyen de sécuriser les données sensibles de l’entreprise.

Les experts conseillent aux petites et moyennes entreprises de forger des partenariats avec des fournisseurs de services de cybersécurité. Cette option permet de faire des économies.  

Embaucher des spécialistes et des experts à temps plein peut en effet  revenir très cher. Ce type de partenariat se révèle être un bon compromis. En faisant appel aux services d’une entreprise de cybersécurité, les organisations auront accès à des solutions de sécurité de bout en bout.

Conclusion : établir un plan de réponse aux incidents 

Guide de survie pendant une cyberattaque

Selon les experts, près de 60 %  des entreprises font faillite après une attaque de cybersécurité majeure. En adoptant les techniques susmentionnées, les organisations favorisent la survie à une cyberattaque.

Il faudrait par la suite tirer des leçons de la violation subie et établir en conséquence un plan de réponse clair et gérable aux incidents. La rapidité est essentielle pour répondre à un incident de cybersécurité. Cela permet de minimiser les impacts sur les opérations de l’entreprise.

Les entreprises disposant d’une équipe de réponse aux incidents et d’un plan de réponse peuvent réaliser des économies de 2 millions de dollars par rapport à celles qui n’avaient pas mis en place de telles mesures.  

L’automatisation de la sécurité est tout aussi essentielle pour atténuer le coût d’une violation de données, mais pas seulement. Combiner ces approches et bonnes pratiques placera l’entreprise  dans une position de force face aux menaces de demain.

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