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IA et éthique : les entreprises doivent s’auto-réguler selon Google

L’intelligence artificielle doit-elle faire l’objet d’une régulation éthique de la part des pouvoirs publics ? Vaste débat. Pour le CEO de Google, Sundar Pichai, il est préférable que les entreprises dévelopant des IA s’auto-régulent.

L’intelligence artificielle est une technologie qui se développe à une vitesse impressionnante, et qui semble vouée à bouleverser nos vies avec la même ampleur que la révolution industrielle du XXème siècle. Grâce à l’IA, nos quotidiens pourraient devenir plus simples et plus confortables. Une grande partie des tâches ingrates effectuées aujourd’hui par les humains pourraient être déléguées à des robots.

Cependant, l’essor de l’intelligence artificielle soulève aussi des questions éthiques. De nombreux experts craignent notamment que les robots nous mettent au chômage, qu’ils soient utilisés par les grandes puissances pour massacrer leurs ennemis, ou même qu’ils se soulèvent contre l’humain et nous éradiquent un par un.

La semaine dernière, plusieurs chercheurs ont d’ailleurs signé la Déclaration de Montréal listant 10 principes à respecter pour un développement éthique et responsable de l’IA. Dans une interview accordée au Washington Post, le CEO de Google, Sundar Pichai, a reconnu que ces inquiétudes sont légitimes.

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IA et éthique : Google est contre une règlementation générale

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Cependant, selon lui, les entreprises qui développent des applications d’intelligence artificielle doivent s’auto-réguler. Il estime qu’une intervention du secteur public n’est si souhaitable ni nécessaire. Ce serait donc aux entreprises de mettre en place des règles éthiques, sans qu’une règlementation générale soit mise en place.

De son côté, Google a d’ailleurs déjà mis en place des principes éthiques pour ses efforts dans le domaine de l’IA. En juin 2018, la firme a publié une liste de principes indiquant notamment que l’IA doit impérativement profiter à la société. L’entreprise californienne s’était aussi engagée à ne pas développer d’armes ou d’outils permettant de violer les droits humains reposant sur l’intelligence artificielle.

Il est vrai qu’une régulation trop stricte de la part des pouvoirs publics risquerait de freiner l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle. C’est d’ailleurs déjà ce que reprochent certains au RGPD mis en place par l’UE pour réguler la collecte et l’exploitation des données personnelles. Cependant, il semble bien utopiste de penser que toutes les entreprises qui créeront des IA s’appliqueront à fixer et à respecter des principes éthiques…

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