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Intelligence artificielle : les 10 principes de la Déclaration de Montréal

La Déclarationde Montréal est un texte signé par plusieurs chercheurs éminents visant à énoncer dix principes pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle de façon éthique et responsable. Découvrez quels sont ces dix principes.

De 2 au 8 décembre 2018, la ville de Montréal accueille la conférence NeurIPS. Dans le cadre de cet événement, les géants de la tech et les startups ambitieuses vont présenter leurs projets d’intelligence artificielle les plus fous. Ainsi, Microsoft va dévoiler son chatbot ultra-réaliste, tandis que Nvidia présentera son IA capable de générer des graphismes de jeux vidéo.

En parallèle, la ” Déclaration de Montréal ” va aussi être dévoilée. Il s’agit d’un texte historique, signé par plusieurs chercheurs de renom comme Yoshua Bengio de l’Université de Montréal, Joëlle Pineau de l’Université McGill, et Marc-Antoine Dilhac de l’Université de Montréal.  Ce texte vise à dresser une liste de principes éthiques pour encadrer les recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Tout d’abord, le principe de bien-être stipule que l’IA ne doit pas contribuer à augmenter le stress et l’anxiété liés à l’environnement numérique. En outre, selon le principe de respect de l’autonomie, l’IA ne doit pas mettre en oeuvre de mécanismes de surveillance, d’évaluation ou d’incitation visant à dicter un mode de vie.

Selon le principe de protection de l’intimité et de la vie privée, l’IA ne doit pas non plus permettre de modifier l’apparence physique ou la voix d’une personne à des fins de manipulation. Au contraire, le principe de solidarité indique que l’IA doit favoriser les relations épanouissantes et aider à lutter contre la vulnérabilité et l’isolement des personnes.

Intelligence artificielle : la Déclaration de Montréal veut encadrer le développement éthique de l’IA

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D’après le principe de participation démocratique, les autorités publiques doivent être en mesure de vérifier et de contrôler les algorithmes d’intelligence artificielle utilisés dans le cadre public ou privé. Le principe d’équité, quant à lui, indique que l’IA ne doit pas contribuer aux discriminations sociales, sexuelles, ethniques, culturelles ou religieuses.

Selon le principe d’inclusion de la diversité, l’IA ne doit pas non plus contribuer à l’uniformisation de la société par la normalisation des comportements et des opinions. Le principe de prudence, quant à lui, exige des développeurs d’intelligence artificielle de prévenir les risques d’une utilisation néfaste des données personnelles.

Dans la même logique, le principe de responsabilité indique que la décision de tuer devra toujours être prise par des êtres humains et que la responsabilité de cette décision ne peut en aucun cas être transférée à l’IA. Enfin, selon le principe de développement soutenable, l’IA doit générer un minimum de déchets électriques et électroniques. La maintenance, la réparation et le recyclage doivent aussi prévus en amont.

Ces 10 principes, s’ils sont appliqués, devraient assurer le développement éthique et responsable de l’intelligence artificielle. Il s’agit de toute évidence d’une nécessité, à l’heure où des pays comme la Chine utilisent l’IA pour surveiller la population et où des experts comme Elon Musk craignent que les robots tueurs nous éradiquent. Malheureusement, il est peu probable que la Déclaration de Montréal soit suivie à la lettre par tous les développeurs d’intelligence artificielle du monde…

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