Le New York Times crée une équipe pour transformer le journalisme via l’IA

Comme d’autres secteurs, le journalisme va évoluer avec l’IA. Le New York Times prend des dispositions pour réussir sa transition vers l’intelligence artificielle.

Le New York Times constitue une équipe pour tester l’intelligence artificielle au sein de sa rédaction. À cet effet, le quotidien new-yorkais recrute des ingénieurs et des rédacteurs pour expérimenter le journalisme appuyé par l’IA. Néanmoins, les journalistes continueront à écrire, éditer et publier les nouvelles.

Un homme d’expérience pour diriger les initiatives d’IA

Pour diriger ses initiatives d’intelligence artificielle, le New York Times n’a pas fait appel à n’importe qui. En décembre dernier, le journal a fait venir Zach Seward. Ce dernier est un journaliste américain et entrepreneur des médias avec un profil très intéressant.

Avant de rejoindre le quotidien new-yorkais, Seward a cofondé le média économique en ligne Quartz. Celui-ci est d’ailleurs considéré comme l’une des meilleures startups médiatiques de la dernière décennie. Le journaliste a dirigé la plateforme pendant plus de 11 ans en occupant divers rôles, notamment celui de PDG ou de rédacteur en chef.

D’autre part, Quartz a remporté plusieurs prix de journalisme et d’innovation pendant le mandat de Seward. L’entrepreneur est connu pour son approche fraîche et conviviale. Ces qualités lui ont permis de faire de Quartz « un site d’information taillé pour l’ère numérique ».

Faire du journalisme à l’aide de l’IA

L’ancien patron de Quartz occupe désormais le poste de directeur éditorial des initiatives d’intelligence artificielle au New York Times. Seward dirige ainsi cette nouvelle équipe de rédaction du quotidien pour expérimenter les applications au journalisme des IA génératives et d’autres techniques d’apprentissage automatique.

Le nouveau rédacteur en chef y est même allé de sa publication sur Threads pour annoncer la création de son équipe.

D’autre part, l’une des premières responsabilités de Seward sera d’établir des principes sur la manière dont les IA génératives seront utilisées. Le rédacteur en chef établira également comment les outils d’intelligence artificielle peuvent aider les journalistes dans leurs tâches quotidiennes.

Par ailleurs, Seward aidera à concevoir des programmes de formation pour les journalistes curieux. Il va également collaborer avec ses collègues pour déterminer où incorporer les outils d’IA générative dans le processus de publication et dans la création des produits numériques.

Retournement de veste du New York Times ?

Le quotidien new-yorkais veut maintenant faire du journalisme à l’aide de l’IA. Le papier a pourtant eu une relation houleuse avec l’intelligence artificielle. Rappelons qu’il a été l’une des premières entités de presse à bloquer ChatGPT afin que ce dernier n’extraie pas son contenu.

Cette affaire a ensuite dégénéré en un procès contre OpenAI et Microsoft. Rappelons que le géant américain de l’informatique est le plus gros investisseur de la startup. Le journal reprochait au ChatGPT de reproduire ses articles mot pour mot, ce qui aurait nuit à ses publications et sa relation avec ses lecteurs. Il y a aussi la mention de perte de revenus.

Le quotidien new-yorkais, a-t-il revu sa position par rapport à l’intelligence artificielle ? Quoi qu’il en soit, il n’est pas clair pour l’heure si le New York Times va s’associer à un fournisseur de technologies IA. Le journal pourrait également développer ses propres outils.

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