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Microsoft dévoile un appareil pour stocker les données dans l’ADN

Microsoft et l’Université de Washington sont parvenus à créer le premier appareil permettant de stocker les données dans l’ADN de façon automatisée. Cette invention pourrait révolutionner le stockage de données et remplacer les disques durs et SSD actuels…

Avec l’apparition des réseaux sociaux, des smartphones ou des objets connectés, le volume de données générées par l’humanité a littéralement explosé au cours des dernières années. Rien qu’en 2018, nous avons créé 33 zettabytes d’informations. D’ici 2025, le seuil des 175 zettabytes pourrait être franchi selon les prédictions des experts.

Par conséquent, il devient urgent de créer de nouvelles technologies aptes à stocker ces immenses quantités de données. Parmi les solutions envisagées pour le futur du stockage, on compte notamment l’ADN. Les scientifiques étudient cette option depuis de nombreuses années, car l’ADN permet de stocker des informations avec une densité incomparable.

Une simple cellule permet de stocker toutes les informations nécessaires pour créer un être humain. En combinant toutes les cellules de votre corps, vous pouvez stocker de nombreux zettabytes de données encodés dans l’acide nucléique.

Microsoft voit l’ADN comme le futur du stockage de données

Par le passé, des scientifiques sont parvenus à stocker des données dans des brins d’ADN créés en laboratoire de façon manuelle. Toutefois, pour la première fois, Microsoft et l’Université de Washington sont parvenus à créer un appareil permettant de lire et d’écrire des données dans l’ADN de façon automatisée.

L’appareil encode les données dans l’acide nucléique sous forme d’adénine, de guanine, de cytosine et de thymine. Ces composants sont entrés dans l’appareil dans le bon ordre, afin d’être incorporés dans des brins d’ADN. L’ADN dans lequel sont encodées les données est ensuite stocké dans un pot sous forme de solution.

Pour lire les données, la machine ajoute un  » read master mix  » permettant de préparer les molécules. La solution contenant l’ADN est pompée vers un séquenceur capable de lire l’ADN, et l’ordinateur le décode afin de recréer les données originelles.

Certes, pour l’heure, l’appareil de Microsoft est encombrant, lent et compliqué. Cependant, lorsque ces points faibles auront été corrigés, l’ADN pourrait bien se révéler comme le futur du stockage de données…

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