MidJourney

MidJourney poursuivi pour plagiat : fin de la fête pour l’IA ?

L’entreprise américaine Midjourney qui a conçu l’IA artistique du même nom est appelée en justice pour plagiat. Selon l’accusation, l’outil générateur d’images aurait reproduit des œuvres originales sans le consentement des auteurs.

L’accusation contre Midjourney est un grand débat pour les droits d’auteur. D’après les informations recueillies, l’entreprise Stable Diffusion est également visée par cette action en justice. Dans la plainte, il est affirmé que les outils d’intelligence artificielle générative enfreignent les lois sur le droit d’auteur.

Midjourney : les artistes espèrent une loi équitable sur les IA génératrices d’images

Trois artistes ont porté plainte contre la startup américaine MidJourney et Stability AI. Les deux sociétés sont réputées pour avoir conçu les programmes générateurs d’images MidJourney et IA Stable Diffusion. 

Les termes de la plainte stipulent que ces outils enfreignent les lois sur les droits d’auteur. En effet, de nombreux artistes ont déjà spéculé que les IA prennent une partie de leurs créations à leur insu. Les outils utiliseraient ensuite ces extraits pour créer des œuvres à la demande des utilisateurs. 

Les artistes plaignants sont composés de Sarah Andersen, Kelly McKernan et Karla Ortiz. Tous les trois sont des illustrateurs caricaturistes depuis des années. L’accusation a été déposée par l’avocat Matthew Butterick auprès du tribunal de district Nord de la Californie.

L’avocat estime que la justice devrait trancher en faveur d’une loi équitable et éthique pour tous. Cela permettra de régulariser la production de nombreuses images contrefaites sur internet potentiellement nuisible pour le marché de l’art.

Les IA génératrices d’images enfreignent-elles la loi ?

Les lois sur les droits d’auteur se révèlent encore assez floues concernant les œuvres générées par IA. Ceux qui ont étudié le sujet estiment que seuls les tribunaux pourront trancher définitivement sur le sujet. 

D’un côté, les développeurs d’IA artistique sont unanimes. Le processus de génération d’image sur leurs outils est soutenu par la doctrine de l’usage loyal aux États-Unis. Cependant, d’autres facteurs de complication peuvent justifier le débat sur l’usage public de ces œuvres. L’exemple le plus pertinent est l’objectif des organisations développeurs d’IA artistique. La justice pourrait être en faveur de ces organisations si les outils servent sur des recherches à but non lucratif.

Par ailleurs, l’accusation contre MidJourney est plutôt contestée en raison de son inexactitude sur le plan technique. En effet, les IA artistiques ne « volent » pas des images sources pour ensuite les coller ensemble formant une nouvelle image. À la place, les algorithmes de ces outils analysent les schémas mathématiques de modèles sources. Ils utilisent ensuite ces schémas pour créer à partir de zéro une nouvelle image.

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