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La police anglaise utilise la reconnaissance faciale à l’insu des citoyens

La police de Londres a secrètement fourni des images de suspects recherchés pour le système de reconnaissance faciale du quartier King’s Cross. Les défenseurs de la confidentialité tire la sonette l’alarme. 

Peut-on encore arrêter l’essor de la reconnaissance faciale ? La question se pose face à un incident alarmant survenu à Londres, capitale de l’Angleterre

Les faits se sont déroulés à King’s Cross, un quartier populaire du centre de Londres récemment redéveloppé. Un projet à 3 milliards de livres sterling a été mis en place, et le secteur abrite désormais de luxueux restaurants et boutiques ainsi que les bureaux de grandes entreprises qui viennent s’y installer telles que Google et bientôt Facebook.

Tout commence en août 2019, lorsque le développeur du quartier, Argent, admet qu’une technologie de reconnaissance faciale a secrètement été ajoutée aux caméras CCTV de la zone sans que les milliers de personnes qui la fréquentent chaque jour soient avertis.

L’autorité de protection des données britannique, The Information Commissioner, avait alors ouvert une enquête. Malheureusement, ce n’était que le début du scandale.

La police anglaise partage des photos de suspects pour les détecter dans la foule

Un rapport de la Metropolitan Police paru vendredi 4 octobre 2019 révèle que le système de reconnaissance faciale de King’s Cross était fonctionnel de mai 2016 à mars 2018. Durant cette période, la police a fourni les photos de sept ” suspects recherchés, criminels et personnes disparues “ afin que leurs visages puissent être automatiquement recherchés dans la foule.

On ignore si les caméras sont parvenues à détecter l’une de ces sept personnes dans la foule. Pour cause, la police n’a tout simplement gardé aucune trace des images capturées par les appareils. Pour le groupe de protection de la confidentialité Big Brother Watch, l’absence d’archives de la police prouve que la reconnaissance faciale est désormais ” hors de contrôle “. L’association invite de fait à bannir d’urgence cette technologie, comme l’ont dejà fait plusieurs villes américaines dont San Francisco, Oakland ou Somerville.

Il est certain que les applications de la reconnaissance faciale se multiplient et sont de plus inquiétantes. Dans le même temps, le Telegraph révèle que le Waltham Forest Council de Londres a testé la reconnaissance faciale durant trois jours sur quatre caméras dans des espaces publics sans prévenir les citoyens. Ailleurs, à Hong-Kong, le gouvernement interdit désormais le port de masque afin de pouvoir identifier les manifestants via la reconnaissance faciale…

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