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Police : le Big Data et le Cloud peuvent aider les enquêteurs

Alors que la Police américaine se sert du Big Data pour prédire les lieux des crime, Motorola, le Royaume-Uni et AWS enregistrent les fichiers des caméras mobiles sur les agents dans le cloud pour accélérer la recherche des preuves.

La police et plus largement les renseignements intérieurs sont confrontés à une nouvelle donne criminelle. Les forces de l’ordre ne sont plus les seuls à utiliser les technologies de pointe. Que ce soit au 36 quai des Orfèvres ou à Scotland Yard, les preuves sont primordiales.

En ce sens, Motorola lance un service de gestion des preuves pour la Police au Royaume-Uni. Ce dernier, nommé CommandCentral Vault, est hébergé sur les infrastructures Cloud d’Amazon Web Services, combine deux principaux éléments : un puissant logiciel et la récolte des images en provenance des caméras portées par les agents sur les terrains.

Selon Motorola qui possède également Airwave, l’opérateur du réseau de télécommunication pour les services d’urgence utilisé en Grande Bretagne, il s’agit principalement de récolter en direct des flux vidéos, d’automatiser le montage et d’étiqueter les vidéos suivant les faits pour faciliter le travail des organisations de sécurité publique. De plus, la corrélation automatique entre les fichiers et leurs métadonnées permet d’accélérer les procédures administratives.

Motorola appuie sur le fait que le port de caméras par les agents renforce leur sécurité. Les attaques contre les membres de la police dans le pays ont baissé de 36 % en un an, tandis que les plaintes contre les officiers ont baissé de 88 %.

CommandCentral Vault, le coffre fort des preuves vidéos de la Police dans le Cloud

Le système CommandCentral Vault est prévu pour préserver et sécuriser les vidéos une fois filmées. Il permet également aux responsables de la chaîne de la détention des preuves de se partager les informations nécessaires en toute sécurité.
Les fichiers sont chiffrés et authentifiés par policier pour éviter les dérives racistes intervenues aux États-Unis. Dans un autre registre, l’affaire Théo en France pose la question de l’adoption d’un tel système.

Celui-ci revient à protéger les individus filmés qui ne sont pas coupables dans une affaire en floutant leurs visages, les plaques minéralogiques des véhicules et ainsi partager à la presse et au public les informations sans pour autant atteindre à l’intégrité des témoins.

Motorola affirme que son service de gestion des preuves par le Cloud réduit les coûts engagés auprès de la Police puisque les responsables IT, qui sont aussi des agents prêts pour le terrain, peuvent se concentrer sur les investigations et les interventions au lieu de voguer sur un flot de preuves vidéos.

Mais pour une adoption massive de cette pratique en Europe, il faudra d’abord légiférer. Les Etats veulent avoir le contrôle sur les données partagées et les autorités comme la CNIL en France veillent au grain pour respecter la protection des données des personnes filmées. Le ministère de l’Intérieur va tout de même déployer 2600 caméras-piétons auprès de la Police et de la Gendarmerie française afin d’augmenter la transparence lors des contrôles. Y ajouter un logiciel de computer vision identifiant clairement les citoyens n’est pas encore bienvenue.

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