Pourquoi certains pays refusent la cybersécurité ?

La cybersécurité doit être au centre des préoccupations en matière de sécurité sachant que c’est la porte la plus facile à accéder pour les criminels de nos jours. Cependant, certains pays n’y prêtent pas vraiment attention. Pourquoi ?

La cybersécurité est une notion qui a pris une ampleur depuis quelques années. Bien que la sécurité des données doive être capitale, celle-ci semble ignorée par un certain nombre de pays. Alors, pourquoi certains pays refusent la cybersécurité ? Vous trouverez les réponses dans cet article.

Un investissement sur le long terme

L’investissement lié à la cybersécurité est, de toute évidence, plus coûteux. En plus de l’utilisation de logiciels et de structures informatiques plus robustes, il faut aussi veiller à les mettre à jour.

Cependant, seuls les pays ayant connu une grande avancée technologique peuvent s’offrir le « luxe » d’investir une somme colossale à cet effet.

Par ailleurs, en ajoutant la somme dédiée à l’instauration d’une structure bien sécurisée, il faut penser à une veille sécuritaire en permanence. Ce qui demande plus de budget que bon nombre de pays ne sont pas prêts à dépenser.

Pour avoir une mainmise sur la totalité des informations

« Celui qui détient l’information détient le pouvoir » comme le dit le dicton.

Est-ce que le refus étatique de la cybersécurité est lié à son désir d’accéder à la totalité des informations ? Ces gouvernements refusent-ils de préserver la vie privée des entreprises et des citoyens ?

Au regard des différents chiffres sur les cyberattaques, on peut affirmer que les pays les plus vulnérables figurent parmi les plus stricts en matière de liberté individuelle.

Certains pays arabes et d’Europe de l’Est affichent un score élevé en matière de cybercriminalité.

Des fins offensives et défensives

Si certains gouvernements refusent la cybersécurité, c’est aussi parce qu’ils ont l’intention d’utiliser les informations recueillies à des fins aussi bien offensives que défensives.

L’espionnage de nos jours ne nécessite plus l’intrusion d’un ou plusieurs individus au sein d’une entité afin de récolter les informations. Il suffit de mettre la main sur l’ensemble des données.

L’absence de politique pour la cybersécurité permet à ces gouvernements d’accéder de façon illimitée à toutes les informations par les agences de renseignements.

Celles-ci, qui seront à leur tour utilisées pour mettre en œuvre des projets à des fins offensives ou défensives.

Des mesures alternatives ?

Si certains pays refusent la cybersécurité, d’autres optent pour des mesures alternatives servant de balises pour éviter tout abus.

L’alliance Five Eyes, dont les Etats-Unis et le Royaume Uni sont membres, adopte cette stratégie. Une telle alliance oblige les pays membres à s’accorder pour fournir les renseignements nécessaires, en cas de besoin, aux services de renseignements.

Avec une telle politique, la cybersécurité peut être instaurée. Il faut néanmoins s’assurer que les informations soient fournies, si celles-ci présentent un quelconque danger pour le gouvernement.

Il faut également mettre en place une politique incitative pour que les entreprises participent davantage à l’amélioration de leurs réseaux.

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