Pourquoi se servir de l’hydrogène pour alimenter son data center ?

L’hydrogène a la capacité de faire fonctionner un data center. De quelle manière cet élément permet-il d’alimenter un centre de traitement de données ? Les réponses, ici.

L’hydrogène est un élément léger que l’on retrouve de part et d’autre de la planète. Constitué d’un seul proton et électron, il est doté d’une grande simplicité. Malgré cela, intégrer son utilisation pour alimenter les data centers reste un défi de taille. Il ne faut pas oublier que ces derniers sont actuellement très énergivores.

Extraire l’hydrogène : un défi perpétuel pour le data center

L’exploitation de l’hydrogène à des fins d’énergie pour un data center est un dilemme. En effet, ce gaz existe quasiment partout. Et pourtant, son extraction donne du fil à retordre à plusieurs exploitants. L’électrolyse repose non seulement sur un équipement de qualité, mais aussi d’une énergie supplémentaire. Cela peut requérir l’usage d’iridium ou de platine qui sont, tous deux, des métaux précieux.

Très peu dense, la forme d’hydrogène la plus répandue reste le gaz. On notera tout de même que ce dernier requiert une compression allant de 3 000 à 10 000 PSI pour permettre à une infrastructure numérique de fonctionner sans problème. Si d’une part, l’hydrogène à l’état de gaz est considéré comme inoffensif, les atomes, pris un à un, ont le pouvoir de s’infiltrer dans les métaux qui se fragilisent par la suite. Il devient, en ce sens, capital de porter toute son attention à ce détail lors de l’élaboration d’un système de stockage utilisant de l’hydrogène pour data center.

Par ailleurs, il faut souligner que l’hydrogène existe aussi à l’état liquide et notamment « au rapport le plus élevé de tous les gaz à 848 : 1 ». Dans ce cas, il est capital de le conserver à une température inférieure à – 423° F. Pour éviter que l’hydrogène ne bout, celui-ci devra être sous pression. Bien qu’elle soit rigoureuse, cette technique peut s’apparenter au raffinage de pétrole.

Comment concevoir de l’énergie verte à partir de l’hydrogène ?

L’hydrogène est la solution par excellence lorsqu’on parle de source d’énergie verte. Néanmoins, dissocier l’hydrogène et les autres molécules, puis l’utiliser à des fins d’alimentation comme l’a fait Microsoft n’est pas un jeu d’enfant. Si l’on ne citait que pour l’électrolyse, cette technique se sert de l’électricité en vue d’obtenir de l’oxygène et de l’hydrogène pur. Efficace, celle-ci a été mise en exergue il y a plus de 200 ans. Dès lors, les scientifiques se servaient d’une technologie de batterie rudimentaire, ce qui amène à s’interroger sur la non-exploitation de l’hydrogène en guise de source d’énergie.

Autrement, il existe différentes manières d’enlever l’hydrogène des autres composés moléculaires. On retrouve alors, suite à cette séparation deux types d’hydrogène : l’hydrogène gris d’une part, et l’hydrogène bleu d’autre part. Notons que ce dernier extrant résulte d’une technique industrielle dont la mise en œuvre provoque l’émission de gaz à effet de serre.

Il y a également le procédé de reformage du méthane à la vapeur qui permet de former de l’hydrogène industriel. C’est là la méthode la plus commune utilisée actuellement. Elle a l’avantage d’être ultra rapide, sans être pour autant écologique. Cela explique pourquoi beaucoup préfèrent se lancer dans le processus électrolytique basé sur le modèle de membrane échangeuse en protons qui lui, est produit avec des sources vertes.

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