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Racetrack Memory : tout savoir sur la nouvelle méthode de stockage de données

La ” Racetrack Memory ” est une nouvelle technologie de stockage de données créée par une équipe de chercheurs de la New York University. Découvrez tout ce que vous devez savoir sur cette nouvelle approche au potentiel révolutionnaire…

Depuis les débuts de l’informatique, les scientifiques cherchent à rendre les ordinateurs plus puissants et plus petits. C’est ainsi que nous sommes passés des premiers ordinateurs occupant une pièce entière, à des smartphones pouvant tenir dans la poche.

À présent, toujours dans cette optique de miniaturisation, les chercheurs de la New York University viennent de développer une nouvelle technique de stockage de données numériques : la ” Racetrack Memory “.

Cette technique consiste à reconfigurer des champs magnétiques, et pourrait remplacer les méthodes actuelles de stockage de données comme la mémoire flash et les disques durs.



Ses principaux avantages sont une densité de stockage accrue, un fonctionnement plus rapide, et une consommation d’énergie réduite. L’étude a été publiée dans le journal Scientific Reports, par une équipe de chercheurs menée par Yassine Quessab du Center for Quantum Phenomena de la NYU.

Quels sont les deux principaux types de mémoire informatique existants ?

À l’heure actuelle, on distingue deux formes principales de stockage mémoire informatique. La mémoire flash, et les disques durs.

La mémoire flash permet de stocker des fichiers sur un appareil séparé de l’ordinateur, comme un drive flash ou une carte mémoire. On parle d’appareils de stockage ” solid state “, car ces appareils n’ont aucun composant amovible. Cette méthode de stockage est rapide et discrète.

Cependant, les disques durs présentent une capacité de stockage supérieure et coûtent nettement moins cher. On les retrouve dans la plupart des PC. Les données sont stockées sur des plateaux en rotation sous forme de 1 et de 0. Ces plateaux peuvent être en céramique, verre ou aluminium et un courant électronique lit et écrit les données sur leur surface.

Qu’est-ce que la Racetrack Memory ?

Avec la nouvelle méthode de la Racetrack Memory, les chercheurs de la NYU ont créé un tout nouveau format de mémoire digitale. Pour faire simple, ils ont tout simplement inversé la technique traditionnelle d’écriture de données sur les plateaux de disques durs.

Les disques durs utilisent un moteur pour déplacer une broche sur les plateaux afin de lire et d’écrire les données. La Racetrack Memory fait l’inverse.

Ce sont les données qui se déplacent sur le substrat, tandis que le matériau reste en place. Ainsi, aucun composant mécanique n’est nécessaire.

Ce concept a déjà été imaginé il y a plusieurs années, comme en témoigne cette vidéo de présentation réalisée il y a plus de 12 ans par IBM. Cependant, la technologie permet désormais de la mettre en pratique.

Comment fonctionne la Racetrack Memory ?

Une minuscule quasiparticule, appelée skyrmion, porte les données. Un stimuli externe, comme la pulsation d’un courant, permet de déplacer les skyrmions comme s’ils étaient roulés en boules.

Ces boules de skyrmions représentent les extraits de données. L’ordinateur peut les déplacer rapidement et de façon synchronisée à l’aide de pulsations électriques.

skyrmions stockage données

Avantages et inconvénients de la Racetrack Memory

Les skyrmions sont petits, se déplacent rapidement, et nécessitent peu d’énergie. Ceci permet de rendre le processus de calcul plus rapide et plus efficace, tout en stockant les données de façon plus dense.


Néanmoins, la technique n’est pas encore pleinement aboutie et présente des inconvénients. Les skyrmions ne sont stables qu’au sein d’environnements matériaux spécifiques.

De fait, il sera nécessaire d’identifier le matériau idéal pour accueillir les skyrmions. Il faudra aussi déterminer quelles sont les circonstances idéales pour les créer. Ces deux conditions doivent être remplies pour que la technologie soit applicable.

Pour l’heure, la meilleure option semble être d’utiliser des ” ferrimagnets “ : des matériaux magnétiques avec de petits champs électriques. Il faudra toutefois davantage de recherche pour rendre cette technologie assez viable pour une commercialisation. À terme, la Racetrack Memory pourrait toutefois remplacer les disques durs et les SSD dans nos ordinateurs…