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SDS ou Software Defined Storage : définition, fonctionnement

Le SDS ou Stockage à définition logicielle est un type de système de stockage dissociant la partie matérielle de la partie logicielle afin d’offrir plus de flexibilité. Découvrez la définition, les avantages et les principaux vendeurs de SDS. 

Le SDS ou Software Defined Storage (stockage à définition logicielle en français) est un système de stockage qui se base sur des serveurs physiques. Cependant, un logiciel de stockage délivre les fonctionnalités d’hébergement. Ainsi, la couche logicielle fonctionne indépendamment du matériel de stockage physique. Il ne faut pas confondre l’abréviation avec celle utilisée pour les pièces détachées de moto. On l’utilise aussi en biochimie (sodium docedyl sulfate), pour le détergent éponyme ou en biologie.

Définition SDS ou Software Defined Storage

De nombreuses personnes considèrent que tous les systèmes de stockage sont des Software Designed Storage. Selon eux, tous les systèmes requièrent un logiciel permettant de prendre en charge le matériel. Cependant, il s’agit principalement d’un terme utilisé pour le marketing aux Etats-Unis. On parle de SDS dans le cas de systèmes de stockage basés sur des serveurs équipés de processeurs Intel x86. Ils permettent également de réduire les coûts par rapport aux Storage Area Networks (SAN) et autres Network-Attached Storage (NAS).

SDS ou Software Defined Storage : qu’est-ce que c’est ?

Contrairement aux systèmes SAN et NAS, qui couplent matériel et logiciel de manière indissociable, les produits de type Stockage à définition logicielle permettent aux utilisateurs de mettre à jour leur logiciel indépendamment du matériel. Les caractéristiques communes de ces équipements incluent la possibilité d’agréger des ressources de stockage. On peut changer l’échelle d’un système sur un cluster de serveurs. L’on gère le bassin de stockage partagé par le biais d’une seule interface d’administration. Enfin, l’on  définit des règles pour contrôler les fonctionnalités de stockage.

On parle de SDS quand les composants matériels sont interchangeables et proviennent d’un vendeur particulier. Il faut soigneusement choisir les composants en fonction des besoins de l’utilisateur. Il s’agit de processeur, de RAM, de NICs, HBAs, HDDs, SSDs et boutons standards. Ceux-ci doivent correspondre à l’usage escompté.

Une solution SDS doit offrir toutes les fonctionnalités uniquement avec le logiciel, et ne doit pas être dépendante d’un système de stockage externe spécialisé. Toute  l’intelligence provient du logiciel de stockage. Enfin, une solution SDS offre autonomie et redondance au niveau du système.

En revanche, le SDS ne propose ni orchestration ni virtualisation de stockage. Il ne faut pas confondre le Software-defined et le Software-managed. Il ne suffit pas non plus de connecter un SAN à VMware ou OpenStack pour en faire un SDS.

Beaucoup pensent à tort que n’importe quel matériel est compatible avec les systèmes SDS. C’est vrai dans une certaine mesure, mais pas totalement. Les différents composants, les versions de firmware et les configurations sont à prendre en considération. Il est préférable de suivre les recommandations et les guides de bonnes pratiques fournis par le vendeur SDS de votre choix : VMware, IBM, Dell EMC ou encore Hitachi. Pour se renseigner à leur sujet, Gartner dispose d’une newsletters consacrée au Software Defined Storage.

SDS ou Stockage à définition logicielle : quels sont les avantages ?

Le SDS informatique présente plusieurs avantages. Ce type de système de stockage permet de faire face au phénomène de la croissance exponentielle du volume de données, notamment liée à l’adoption massive d’internet et des technologies mobiles. Chose que les solutions de stockage traditionnelles ne permettent pas. Leur design est rigide, et n’offre pas la scalabilité et la flexibilité nécessaire pour faire face à l’explosion du Big Data. L’explosion du volume de données non structurées contribue en effet à l’essor du SDS, seul type de système à permettre de modifier l’échelle d’une architecture de stockage en fonction des besoins.

Le SDS informatique permet aussi de réduire les coûts, puisque le prix total revient nettement moins cher pour des performances égales. Au total, les coûts peuvent être réduits à hauteur de 70-80%. Enfin, le Stockage à définition logicielle permet de fortement simplifier l’intégralité du processus de stockage. De l’achat du hardware à la migration en passant par l’installation, le support et la maintenance continue, les mises à jour, la configuration de mots de passe… tout est simplifié.

L’Imperial College de Londres s’est notamment équipé d’un tel dispositif en juin 2019. Celui-ci permet de mieux gérer les pétabytes de données générées chaque année par les chercheurs tout en gagnant en efficacité. La simplification, la baisse de prix, rassure l’université. Cela lui a permis de connecter 30 îlots de stockage ensemble. Ainsi les 5 petabytes de données présents sur l’infrastructure sont désormais accessibles. Arcastream et Excelero, les deux intégrateurs ont misé sur des technologies comme les SSD NVMe et des services réseau puissants.

Le SDS informatique ou Stockage à définition logicielle correspond-t-il à mes besoins ?

Les entreprises qui ont compris que l’informatique et l’innovation technologique sont au cœur de leur activité sont les premières à adopter le SDS, car elles ont les compétences, le personnel technique nécessaire et comprennent les bienfaits de cette technologie. De plus, une grande partie du budget de ces entreprises est investi dans l’informatique et la réduction des coûts est donc immédiatement perceptible. Parmi les principaux utilisateurs, on peut citer les fournisseurs de services cloud, les entreprises XaaS, les entreprises d’hébergement, les fournisseurs de services gérés ou les entreprises informatiques.

Dans un avenir proche, les entreprises lambda adopteront à leur tour les SDS. On peut penser aux banques, aux assurances, aux entreprises pharmaceutiques, aux télécoms ou encore aux constructeurs automobiles. Ces entreprises ont déjà commencé à adopter les Software defined storage. Les derniers à adopter ce type de systèmes seront probablement les petites entreprises qui n’ont ni les ressources ni les connaissances nécessaires. Toutefois, ces dernières sont plus enclines à adopter des solutions hyper-convergées.

Choisir le bon outil

Il est également important de choisir l’outil qui correspond à vos besoins. Chaque entreprise a ses propres besoins en matière de stockage, et les utilisateurs doivent définir leur situation bien avant de se lancer sur le marché. Certains ont besoin d’une solution de stockage de fichier, d’autres d’une solution de stockage d’objets, d’autres encore d’une solution de stockage de bloc. Le niveau de performances se quantifie en utilisant des unités comme les TB, les IOPS ou les MB/s.

Concrètement, il n’existe pas de solution miracle permettant de répondre à tous les besoins. Même les solutions proposant un stockage unifié regroupant stockage de bloc, de fichiers et d’objet n’excellent dans aucune de ces trois catégories. Par conséquent, même si les solutions SDS peuvent réduire la complexité d’un Data Center, les plus gros clients doivent utiliser plus d’une solution. Heureusement, il existe des solutions SDS pour chaque situation. Reste à chacun de trouver celle qui correspond à ses besoins.

Les différentes solutions de Software Defined Storage

SDS Software defined storage

Compte tenu de l’absence de définition précise pour le stockage à définition logicielle, il est difficile de créer des catégories bien distinctes pour les différents types de SDS. Certains Software Defined Storage prennent en charge le stockage de bloc, de fichier et d’objets, mais privilégient souvent l’un ou l’autre. D’autres sont compatibles avec un ou deux protocoles de stockage. Par exemple, certains systèmes ont commencé en tant que stockage d’objet avant d’ajouter les protocoles de stockage de fichier.

Tous les Software Defined Storage se lancent sur l’OS d’un serveur ou sur une machine virtuelle. Il est possible de les lancer sur des machines sur site ou via le cloud. Certains Stockage défini par logiciel se lancent même depuis un container pour préserver des ressources serveur et faciliter la gestion d’applications et services de stockage basés sur container par le biais d’un outil d’orchestration individuel.

Les propositions des fournisseurs

En règle générale, les vendeurs proposent plusieurs options hardware. Certains vendeurs SDS proposent des produits regroupant du matériel de serveur standard pour faciliter le déploiement. De nombreux produits permettent aussi aux utilisateurs de changer l’échelle de ressources de calcul et de stockage séparément. Les solutions hyper-convergées permettent encore plus de flexibilité. Les principaux vendeurs de logiciels d’infrastructure hyper-convergée combinée à du matériel standard sont Hewlett Packard Enterprise, Nutanix et Pivot3.

D’autres vendeurs de stockage ont commencé à vendre des versions logicielles de leurs produits. En guise d’exemple, on peut citer le Dell EMC UnityVSA, le IsilonSD Edge, le IBM Spectrum Accelerate, ou encore le NetApp OnTap Select. On dénombre aussi de nombreux SDS open source comme Ceph, FreeNAS, Gluster et OpenStack Swift.

Enfin, il convient d’établir un listing des meilleurs vendeurs SDS. Selon le cabinet IDC, les trois meilleurs vendeurs 2017 de cette technologie bien particulière ne sont autre que Dell EMC, IBM et WMware. Dans la catégorie SDS Hyperconvergé, les tops vendeurs sont Nutanix, SimplibiVity, une filiale de HPE, et Dell EMC.

Le Software Defined Software boosté par le machine learning

De son côté, Lenovo a établi un partenariat avec NVM-Express, un spécialiste de cette technologie qui l’associe avec des solid state drive (SSD) utilisant la norme NVME. Ce standard permet d’accélérer les opérations et d’agrandir les zones de stockage.

L’on voit tout de même apparaître une nouvelle tendance liée à l’intelligence artificielle et au machine learning. DataCore, un expert du domaine basé en Floride, a lancé en juillet 2019 l’offre DataCore One. Elle intègre la plateforme analytics DataCore Insight Services basée dans le Cloud. Celle-ci permet de faire le gestion prédictive des espaces de stockage restants. L’on peut ainsi planifier les capacités nécessaires à un projet IT. De plus le moteur d’analyse détecte les anomalies, puis la plateforme propose des recommandations pour y remédier. Cette console unifiée doit faciliter le contrôle de l’ensemble des éléments d’une infrastructure. Notons qu’il faut disposer d’un hôte vSphere ou Hyper-V. Une démonstration de 30 jours peut être déployée sur quatre machines virtuelles.

Un marché en croissance

Le nombre d’acteurs cités prouve le dynamisme de ce marché. Coherent Market Insights, un cabinet d’étude a publié en janvier 2018 une étude concernant le Software defined Storage. Selon les données présentées, ce marché représentait une valeur de 4,7 milliards de dollars en 2016. Coherent Market insights prédit que le chiffre annuel des vendeurs grimpera à 47,2 milliards de dollars en 2025.

Cela correspond à un taux de croissance annuel de 5,9 % sur cette période. Le marché sera toujours sous la domination d’acteurs installés aux États-Unis. En 2016, le secteur bancaire utilisait majoritairement cette technologie. Il conservera cette domination. C’est en revanche la santé qui favorisera les achats des solutions de ce type. Selon le cabinet d’étude, 275 millions de wearables ont été expédiés en 2016. L’Internet des objets sera donc un facteur d’adoption important du SDS.

OpenSDS Project : le projet de SDS Open Source de Linux, Huawei, Dell, Yahoo et bien d’autres

opensds

Le OpenSDS Project fut lancé officiellement en novembre 2016 par la Linux Foundation. L’objectif de ce projet était de permettre à différentes entreprises de collaborer ensemble sur une plateforme de stockage ouverte, comme il en existe déjà pour le computing et le networking.

Le projet émane d’entreprises comme Hitachi, Huawei et Fujitsu. Par la suite, Dell EMC s’est joint à l’initative en décembre 2016. D’autres entreprises utilisant le SDS se sont aussi jointes au projet. C’est le cas de Vodafone, Yahoo Japan, ou encore NTT Communications.

Cette plateforme Open Source se destine notamment aux entreprises qui disposent d’un environnement informatique sur site traditionnel et d’applications Cloud et cherchent à les connecter à leur infrastructure.

Le code OpenSDS fournit une interface de gestion et de contrôle pour tous les différents types de stockage. Ainsi, OpenSDS vise à  » mettre les bonnes données au bon endroit au bon moment  » grâce à un framework de gestion de stockage de données intelligent et autonome.

OpenSDS présente son hyperviseur SDS pour Kubernetes et OpenStack

Fin juillet 2018, OpenSDS a relaxé son premier code : Aruba. Ce dernier vise à unifier le stockage avec Kubernetes pour le stockage et le contrôle de container. OpenStack facilite ici le contrôle de machines virtuelles. Aruba offre donc un contrôleur de stockage unique pour le stockage Cloud et le stockage container, mais propose aussi des fonctionnalités de  » data replication  » pour la protection et la migration de données et la restauration en cas de désastre.

Selon Market Research Engine, ce secteur a rapporté 6,27 milliards de dollars. Le marché serait en pleine croissance avec 24,45 milliards de dollars de revenus attendus en 2024. Cela représente un taux de croissance annuel de 29,19 %. sur la période 2018-2024. En effet, les grands groupes saluent la scalabilité, l’agilité et la flexibilité de cette technologie.

Commvault acquiert Hedvig

Le spécialiste de la protection et de la restauration de données Commvault a annoncé l’acquisition de Hedvig pour 225 millions de dollars. Ce rachat annoncé le 5 septembre 2019. L’entreprise basée à Tinton Falls dans le New Jersey agrandit son portefeuille de solutions et se diversifie. Hedvig propose une solution pour gérer les environnements Kubernetes, les machines virtuelles, les applications et les instances Cloud.

L’entreprise proposait déjà la possibilité de répliquer les données à travers six sites, le chiffrement des données et un support des hyperviseurs les plus communs du marché (vSphere, Hyper-V, KVM et Xenserver). Commvault renforce ainsi ses capacités à adresser le marché du cloud hybride. Par ailleurs,  le groupe compte exploiter ces technologies pour faciliter la gestion des sauvegardes dans des environnements disparates. Il applique donc les préceptes du multi-cloud.

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