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Qu’est-ce que SQL ? Tout savoir sur le langage des bases de données

Le langage SQL permet de manipuler les données et les bases de données relationnelles. Découvrez tout ce que vous devez savoir : définition, fonctionnement, cas d’usage, formations…

Les systèmes de gestion de bases de données relationnelles (RDBMS) permettent de stocker les données de manière organisée, sous forme de tableaux. Toutefois, pour manipuler les données au sein de ces bases de données, il est nécessaire d’utiliser un langage de programmation.

Qu’est-ce que SQL ?

Le SQL (Structured Query Language) est l’un des plus anciens langages de programmation informatiques pour bases de données relationnelles. Il s’agit aussi du plus populaire.

Grâce à ce langage, il est possible d’interroger les données par le biais de requêtes sur une base de données. Les informations peuvent aussi être mises à jour et organisées.

Des données peuvent être ajoutées ou supprimées. En outre, SQL permet de créer ou de modifier la structure d’un système de base de données, de l’optimiser et d’en contrôler l’accès.

À quoi sert SQL ?

Plutôt que de compiler des informations sur un logiciel de tableur comme Microsoft Excel, SQL permet de compiler et de gérer des volumes de données largement supérieurs. Des millions, voire des milliards de cellules de données peuvent être traitées sans perte de performances.

De manière générale, SQL permet aux utilisateurs d’accéder aux données d’un système RDBMS, de décrire les données, de définir les données dans une base de données et les manipuler. Il permet aussi de créer ou de supprimer des tableaux et des bases de données, d’utiliser une fonction, ou de mettre en place des permissions.

Dans l’industrie de la finance, les applications bancaires et les systèmes de traitement de paiement stockent et manipulent les données sur les transactions financières et les utilisateurs. Ces processus reposent sur des bases de données complexes. Le SQL est aussi utilisé pour sécuriser les bases de données très sensibles des banques.

Les applications de streaming musical comme Spotify reposent également sur des bases de données pour le stockage de fichiers de musique et d’informations sur les artistes et leurs albums. C’est ce qui permet à l’utilisateur de chercher et de trouver la musique qu’il souhaite écouter. Des informations sur les préférences de l’utilisateur sont également stockées pour pouvoir lui proposer des recommandations.

Sur les réseaux sociaux comme Instagram et Snapchat, SQL permet de stocker les informations sur le profil de l’utilisateur comme sa biographie et sa géolocalisation. Chaque fois que l’utilisateur crée une nouvelle publication ou partage une photo, chaque fois qu’il envoie un message, la base de données est mise à jour.

Comment fonctionne SQL ?

Le fonctionnement de SQL est nettement moins complexe que de nombreux langages de programmation. En règle générale, il est plus facile pour les débutants d’apprendre ce langage que d’apprendre à maîtriser Java, C++, PHP ou C#.

Pour interroger les données, on utilise différents types de requêtes. Les plus courantes sont le Data Definition Language (DDL), le Data Manipulation Language (DML), le Data Control Language (DCL), le Transaction Controle Language (TCL) ou le Data Query Language (SQL).

Parmi les commandes SQL les plus utilisées, on peut citer CREATE (définir le schéma de structure de la base de données), INSERT (insérer des données dans une ligne de tableau), UPDATE (mettre à jour les données), DELETE (supprimer des données d’un tableau), SELECT (sélectionner des attributs) ou DROP (supprimer des tableaux et des bases de données).

Quels sont les avantages du SQL ?

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L’un des principaux intérêts du langage SQL réside tout d’abord dans sa portabilité. Autrement dit, il est possible qu’un logiciel tiers, qui utilise une base de données précise, puisse fonctionner avec n’importe quelle autre base de données. Pour ce faire, il suffirait juste de lui indiquer la base de données en question, avec laquelle il doit dialoguer. Suite à ça, il est donc possible, et ce, qu’importe la raison, de changer la base de données en modifiant la relation entre le logiciel et cette dernière.

Par ailleurs, le langage SQL tient au fait qu’il est possible de consulter ou modifier un contenu d’une base de données en y incluant de nombreuses petites requêtes. Ce langage constitue un jargon à part entière dans le monde informatique. C’est pourquoi, pour tous les étudiants en informatique, une bonne connaissance en SQL représente un énorme atout pour valoriser un CV. D’autre part, il existe des formations spécifiques à cet effet, comme un spécialiste SQL peut intégrer une équipe de développeurs et travailler sur un logiciel de programmation.

L’histoire de SQL

L’histoire de SQL débute en 1969. C’est à cette époque que le chercheur Edgar F. Codd de chez IBM définit le modèle de base de données relationnelle, qui entraînera le développement du langage SQL.

Ce modèle repose sur l’association entre des informations communes (les clés) et diverses données. Par exemple, un nom d’utilisateur peut être associé à son véritable nom et à son numéro de téléphone.

Quelques années plus tard, IBM développe un nouveau langage pour les systèmes de gestion de bases de données relationnelles en se basant sur les travaux de Codd. Ce langage est initialement appelé ” SEQUEL ” : ” Structured English Query Language “.

Le projet, intitulé System R, reçoit plusieurs améliorations et révisions. Son nom change plusieurs fois, jusqu’à devenir SQL.

Les tests débutent en 1979, puis IBM commence à développer différents produits commerciaux. On peut citer SQL/DS en 1981 et DB2 en 1983.

D’autres vendeurs suivent le mouvement, en proposant leurs propres distributions commerciales de SQL. En 1979, Oracle lance son premier produit au même titre que Sybase et Ingres.

Au fil du temps, SQL a continué à s’améliorer. En 1999, SQL 3 est lancé avec de nouvelles fonctionnalités comme les triggers, l’orientation objet… les versions 2003, 2006 et 2011 apporteront encore davantage d’options comme la prise en charge du langage XML ou des bases de données temporelles.

MySQL, Oracle DB… les systèmes de bases de données SQL

Il existe différents programmes logiciels permettant de gérer des bases de données SQL. Ces outils permettent à un développeur de travailler sur une base de données par le biais d’une interface utilisateur. Ces systèmes regroupent des templates et des constructeurs. Ils permettent aussi d’automatiser les tâches les plus communes comme le nettoyage d’une base de données.

Le système de base de données SQL le plus populaire à l’échelle mondiale est Oracle Database. Il est utilisé dans de nombreuses industries, particulièrement pour le Data Warehousing et le traitement de transactions en ligne.

Le système de base de données open source MySQL est également très populaire, et se distingue notamment par sa gratuité. De nombreuses entreprises et startups l’utilisent, et on le retrouve notamment derrière de nombreux logiciels et applications open source.

De son côté, Microsoft propose son système SQL Server compatible avec toutes les versions du système d’exploitation Windows. Il est utilisé aussi bien par des logiciels grand public que par les serveurs web tournant sous Windows.

Enfin, PostgreSQL est l’un des principaux concurrents de MySQL. Il s’agit également d’un système gratuit et open source, compatible avec la plupart des systèmes d’exploitation comme macOS, Windows et Linux. Sa particularité est de se baser davantage sur la syntaxe standard de SQL plutôt que de la modifier.

Qu’est-ce que NoSQL ?

NoSQL est un autre type de système de gestion de bases de données. La différence est que ces bases de données ne sont pas relationnelles. Le terme ” NoSQL ” signifie ” Not Only SQL ” (pas seulement SQL).

Ce concept a pris de l’importance grâce à sa popularité auprès des géants du web comme Google, Facebook et Amazon confrontés à de gigantesques volumes de données. Pour cause, face à de tels volumes, un système de base de données relationnelle peut devenir lent en termes de temps de réaction.

Pour contourner ce problème, il est nécessaire d’effectuer un ” scale up “ des systèmes en ajoutant du hardware. Toutefois, l’alternative est de distribuer les charges de bases de données sur de multiples hôtes à mesure que la charge augmente. C’est ce que l’on appelle le ” scaling out “.

Les bases de données NoSQL sont plus adaptés au scale-out que les bases de données relationnelles, et sont pensées pour les applications web. Elles n’utilisent pas SQL pour les requêtes de données, et ne suivent pas de schémas stricts comme les modèles relationnels.

Pourquoi et comment apprendre à manier SQL ?

De nombreuses organisations utilisent des bases de données relationnelles, et ont donc besoin d’un expert capable d’utiliser SQL. Les salaires proposés sont bien souvent élevés.

De manière générale, la maîtrise de SQL est très utile pour toute personne travaillant dans le domaine de la programmation informatique ou utilisant des bases de données pour collecter et organiser des informations.

Les compétences en SQL sont indispensables pour différents métiers : administrateur de bases de données, ingénieur de migration de bases de données, Data Scientist, architecte Big Data… une formation de Data Scientist abordant SQL et MySQL peut donc s’avérer très bénéfique pour trouver un emploi ou enrichir son portefeuille de compétences.