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Tableau Software : le CTO évoque les avancées et les défis de l’entreprise

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Andrew Beers, CTO et Edouard Beaucourt, PDG France, évoquent l’actualité de Tableau Software et les perspectives de la société.

Tableau Software fait parti des éditeurs qui a franchement séduit et continue de séduire les entreprises engagées dans leur transformation numérique par le biais de la data visualisation.

Nous avons pu rencontrer Andrew Beers, Chief Technology Officer de l’entreprise américaine. Il est revenu sur les avancées de la société cette année et sur les objectifs fixés à court terme. A ses côtés, Edouard Beaucourt, PDG France de Tableau Software expose les perspectives pour la France.

Andrew Beers était le septième employé de l’entreprise il y a 14 ans. Il est maintenant responsable de la stratégie technologique de Tableau Software à long terme et à la recherche des approches disruptives qui peuvent améliorer les services de Data Visualisation. Il est également responsable du suivi des équipes R&D, mais aussi des contacts avec les clients.

L’acquisition d’HyPer, un tournant pour Tableau Software

Le CTO est revenu sur les dernières technologies implantées au sein des produits Tableau Software.

Nous avons commencé l’année en lançant un nouveau moteur de données nommé Hyper que nous avons racheté à la startup éponyme. Nous avons été convaincus par cette technologie parce qu’il s’agit d’un data store super rapide qui se comporte de manière relationnelle ou analytique avec des capacités d’extensibilités évidentes. Séduit par la vision de la startup, les performances du moteur de données nous a décidé à l’intégrer, ce qui nous a pris un an et demi.

HyPer, la startup basée allemande venait de naître après qu’une équipe de recherche de l’Université Technologie de Munich. Elle a été pour ainsi dire rachetée au berceau. Selon Andrew Beers, la technologie finalement intégré en janvier 2018 dans la version 10 .5 a permis de multiplier les performances de traitement de données par 3, de multiplier par 5 la vitesse d’ingestion des données et “nous pensons que c’est le début, il y a beaucoup de choses que nous allons pouvoir améliorer avec HyPer”, déclare-t-il.

Du côté des outils de visualisation, Tableau Software a ajouté une fonctionnalité pour insérer une visualisation dans une visualisation. L’objectif étant d’afficher des détails sur une portion d’un diagramme, par exemple. Il s’agit “presque comme d’un zoom” affirme le CTO de l’entreprise.

Faciliter la préparation de données avec la version 2018.1

La deuxième grosse version de Tableau de l’année fut lancée en avril 2018. L’on passe de la release 10.5 à la 2018.1, une petite subtilité sûrement due au changement de moteur de données. Avril fut l’occasion pour l’entreprise de présenter une nouvelle solution de préparation de données. “Les utilisateurs passent 80 % de leur temps à préparer leurs données. Nous savions que cette activité avait besoin d’une expérience dédiée“, affirme Andrew Beers. Tableau Software propose depuis une solution visuelle et automatiser pour la préparation de données.

La version 2018.1 apporte également la possibilité de se connecter aux données depuis l’offre Web de la solution. L’objectif était d’apporter de la flexibilité aux utilisateurs qui ne veulent plus seulement utiliser le logiciel au bureau, mais aussi préparer des visualisations en mobilité.

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Troisième nouveauté et non des moindres, Tableau Software a modifié son modèle de tarification. Alors que les entreprises payaient une licence par utilisateur ou par cœur informatique, la direction a choisi de cibler les types d’utilisateurs. Tableau Creator s’adresse principalement aux spécialistes des données. L’offre coûte 70 dollars par mois par utilisateur. Tableau Explorer vise les utilisateurs de la visualisation capable de manipuler les données déjà nettoyées. Cette fois-ci, les entreprises paient 35 dollars par mois par utilisateur. Enfin l’offre Tableau Viewer concerne les personnes qui interagissent avec les Data viz sans les avoir créer. Cela coûte 12 dollars par mois par utilisateur. Le tout est facturé annuellement.

Un store d’application pour améliorer la dataviz

Au milieu de l’été, la version 2018.2 a apporté Les extensions de tableau de bord, qui permet “d’utiliser d’autres applications directement dans Tableau pour interagir avec les données”, peut-on lire sur le site Web. Au lancement il y avait 14 applications fournies par des partenaires, ce chiffre est depuis grimpé à 18. Les clients peuvent aussi intégrer leurs propres APIs codées en JavaScript et en CSS.

Autres ajouts à noter, le Tableau Service Manager qui facilite l’administration de Tableau Server depuis le navigateur depuis Windows et Linux, ainsi que la jointure spatiale. Cette fonctionnalité permet d’analyser des ensembles de données dont le seul point commun est l’emplacement géographique.

Par ailleurs, Tableau Sotfware veut poursuivre son engagement auprès des entreprises. Il faut pouvoir s’adapter à des environnements de plus en plus larges. Le choix d’HyPer concorde avec cette problématique. De même, l’apport de Tableau Prep pour les préparateurs ou spécialistes de la donnée est une autre solution proposée en ce sens. La gouvernance et le management des serveurs sont deux autres priorités de la société.

Les enjeux du Cloud et du Multi-Cloud

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Depuis 2013, l’entreprise veut grandir dans le Cloud et sur le Web. Pour cela la société est en train de migrer ces données de centre de données en colocation vers les serveurs Cloud AWS. Concernant le multicloud, pour Andrew Beers il s’agit davantage de rendre la solution compatible avec les différents acteurs en présence. “Aujourd’hui nous pouvons faire fonctionner notre logiciel dans différents Cloud. Les clients peuvent stocker leurs données sur un cloud comme Azure, AWS ou Google Cloud et les visualiser sur un autre ou bien sur depuis l’application Web”, affirme-t-il. En revanche, Tableau Software n’envisage pas pour l’instant de s’associer à plusieurs fournisseurs pour opérer ces infrastructures.

En revanche les clients rencontrent un nouveau défi : comment conserver la fluidité de l’expérience en exploitant des données provenant de multiples sources. C’est ce que Marshall Daly, Cloud Data Evangelist chez Tableau Software appelle la gravitation des données, selon le concept établi par Dave McCrory, aujourd’hui VP of software engineering chez GE. Plus les données sont proches des outils d’analyse des données et des applications, plus l’expérience est rapide.

Les entreprises exploitent de plus en plus des environnements décentralisés comme le Cloud et le Web. Il était évident pour nous de proposer nos logiciels à ces niveaux. Mais la gravitation des données est différente pour des entreprises dont les données sont stockées sur site, de même pour les sociétés qui adoptent une stratégie hybride”, affirme Edouard Beaucourt.

Selon ce principe, si le stockage des données se fait dans le Cloud, l’analytique doit être réalisé dans le cloud, et ainsi de suite. Le Cloud sera à terme l’espace de stockage et de travail le plus usité, selon le CTO de Tableau Software.

Les défis rencontrés par Tableau Software

Cette problématique se pose également parce que les clients de Tableau changent. “Il y a un peu moins de 10 ans, nous servions les startups montantes. Aujourd’hui les grands groupes utilisent nos solutions : GE, la Caisse d’épargne, Deloitte, Sony ou encore Lenovo”, déclare le PDG France. Au total, ce sont pas moins de 15 000 utilisateurs qui bénéficient de la solution. Pour cela, l’éditeur de logiciel a établi des relations avec deux types de partenaires : des partenaires technologiques et des intégrateurs système. L’entreprise travaille avec Amazon, Google, Microsoft, entre autres. D’un point de vue local, les SI comme Deloitte, Accenture, OBS ou Talend participent à l’intégration des produits Tableau, tout du moins en France selon Edouard Beaucourt.

Pour le CTO américain, Tableau Software doit faire face à quatre défis majeurs à l’avenir :

  • L’entreprise veut davantage pousser les offres Cloud auprès des clients, mais “personne ne sait combien de temps va durer la transition vers le nuage informatique”, déclare Andrew Beers;

 

  • Tableau est attentif à l’augmentation de ses workflows dans le Cloud. L’analytics consomme beaucoup de ressources, ce qui peut coûter cher quand une entreprise propose un modèle de paiement à l’utilisateur. “C’est un élément de transformation interne”;

 

  • Les nouvelles technologies de base de données peuvent représenter un “challenge” pour la société à l’avenir. D’après le CTO, elle est experte “des bases de données relationnelles, mais les technologies non relationnelles comme les Key value Database et les Time Series Database sont en croissance, “même si elles ne sont pas encore très populaires” ;

 

  • Enfin, la société doit s’adapter “à la nouvelle vague de la préparation des données”, celle qui doit se passer du data scientist, manque de talents présents sur le marché oblige.

Des obstacles qui peuvent se transformer en opportunités

De son côté, le CTO français voit des opportunités. “Concernant le manque de talents, qui concerne aussi les clients, nous pouvons nous distinguer des concurrents en proposant des solutions simples d’utilisation. Les analystes qui n’ont pas d’expertise IT peuvent plus facilement exploiter les données. De même, nous devons aider les gens à profiter de solutions toutes faites”, affirme Edouard Beaucourt.

Le dirigeant voit également les changements du côté de l’apprentissage : les écoles, les entreprises sont engagées dans la bonne voie”, conclut-il.

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