testicules artificiels laboratoire

Ils ont créé les premiers testicules artificiels : les hommes bientôt inutiles ?

Des chercheurs viennent de créer pour la première fois des testicules artificiels en laboratoire. Une prouesse scientifique qui pourrait enfin permettre aux hommes stériles d'avoir des enfants biologiques !

Après l'IA qui menace de remplacer leur emploi, les hommes doivent faire face à une nouvelle menace : les testicules artificiels qui vont les rendre inutiles pour la reproduction.

Pour la première fois, des chercheurs viennent de réussir à faire pousser une paire de testicules dans un laboratoire. Ils ont été créés à partir de cellules de testicules immatures provenant d'une souris qui venait de naître.

Par la suite, ils ont rapidement développé des structures semblables à celles que l'on retrouve dans la nature… et pourraient même être capables de produire du sperme !

Comme tous les organes cultivés en laboratoire, aussi appelés organoïdes, ceux-ci ont été créés pour permettre aux chercheurs d'obtenir de nouvelles informations sur le développement d'organes et les maladies.

Jusqu'à présent, les scientifiques n'avaient aucun système in vitro pour modéliser les testicules. Désormais, l'équipe à l'origine du projet espère permettre de faire avancer notre compréhension de la fonction sexuelle masculine.

Selon le Dr Nitzan Gonen, auteur de l'étude, « les testicules artificiels sont un modèle prometteur pour la recherche basique sur le développement et la fonction testiculaire, pouvant être traduite en applications thérapeutiques pour les troubles du développement sexuel et l'infertilité ».

Comment les chercheurs ont fait pousser des testicules en laboratoire ?

Alors, comment les chercheurs ont-ils accompli cette prouesse ? Ils ont tout d'abord placé les cellules testiculaires de souris dans un medium de croissance.

En seulement deux jours, les organes miniatures ont développé des structures tubulaires et des motifs d'organisation cellulaire reflétant ceux de véritables testicules.

Habituellement, les organoïdes sont développés pour ressembler à des organes au stade embryonnaire. Toutefois, les auteurs de cette étude sont parvenus à atteindre un stade plus mature.

Au total, ils sont parvenus à maintenir leur création pendant neuf semaines. Durant cette période, ils ont grandi avant de finalement s'effondrer lorsque leurs besoins en sang sont devenus trop importants.

Les chercheurs ont accordé une attention particulière au développement des cellules Sertoli, soutenant la spermatogonie et jouant un rôle crucial dans la production du sperme.

Ils ont découvert que la maturation de ces cellules sur une période de neuf semaines ressemble beaucoup à celle que l'on retrouve dans les souris vivantes aux étapes correspondantes.

Par ailleurs, l'équipe souligne aussi que même si neuf semaines de durée de vie peuvent sembler courtes pour une paire de « bijoux de famille », le processus de spermatogenèse chez les souris ne prend généralement que 35 jours.

Il est donc en théorie parfaitement possible pour des testicules cultivés en laboratoire de compléter le cycle et de produire du sperme dans ce délai.

Vers une production de sperme pour les hommes stériles ?

Pour l'heure, les chercheurs doivent encore déterminer si leurs organes artificiels peuvent réellement reproduire ce phénomène. Néanmoins, leurs expériences suggèrent que « ces organoïdes peuvent soutenir l'entrée des cellules souches spermatogoniales en méiose ».

Ce terme désigne le processus par lequel le sperme est produit. Tout porte donc à croire que le phénomène peut se produire dans la pratique.

De plus, ils précisent que « dans cette étude nous avons développé des organoïdes testiculaires à partir de souris, mais il est hautement possible que des paramètres similaires puissent être appliqués pour générer des organoïdes à partir de garçons prépubères ».

S'il est réellement possible de produire de tels organoïdes à partir de cellules humaines, cela pourrait être une piste pour de nouveaux traitements contre l'infertilité masculine. Les personnes stériles pourraient être en mesure d'avoir un enfant biologique !

Cette étude a donc un potentiel révolutionnaire, et vous pouvez la consulter dans l'International Journal of Biological Sciences. Si les organoÏdes vous intéressent, découvrez aussi notre article sur le Brainoware : un cerveau qui pourrait servir de carte mère aux ordinateurs du futur !

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