Réseaux sociaux : la traite des êtres humains explose

Réseaux sociaux : la traite des êtres humains explose

Face au constat d’une augmentation fulgurante de la traite des êtres humains sur les réseaux sociaux, des États membres de l’Union européenne ont initié un  hackathon pour débusquer les trafiquants. 

Une opération initiée par EMPACT et soutenue par Europol

EMPACT (European Multidisciplinary Platform Against Criminal Threats) est une initiative de sécurité de l’UE. Elle a été mise en place pour cibler les menaces criminelles les plus urgentes. Y participent les organismes d’application de la loi, des agences et Institutions de l’UE ainsi que d’autres tiers concernés.

La plateforme a constaté une hausse des traites des êtres humains sur les réseaux sociaux. Elle décide de lancer une enquête d’envergure. EMPACT initie un hackathon (un événement qui rassemble des experts et crée un environnement collaboratif pour résoudre un certain problème). 

Le hackathon est coordonné par les Pays-Bas puis soutenu par Europol dans la coordination des activités opérationnelles, l’échange d’informations et les analyses de données. L’objectif ? Identifier les trafiquants d’êtres humains à la recherche de victimes en ligne, sur les réseaux sociaux

Cartographier le paysage criminel 

Le hackathon a réuni quelque 85 experts issus de 14 pays de l’UE (Autriche, Chypre, Danemark, Allemagne, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Slovénie, Espagne, Royaume-Uni). 

Les experts se sont concentrés sur l’identification des plateformes susceptibles d’offrir des services sexuels ou détournées pour le recrutement. Ils enquêtent également sur l’hébergement et le transport de victimes. 

La coopération internationale, l’échange de connaissances, d’expertise et de technologie, a permis de mieux cartographier ce paysage criminel. Cela a aussi permis d’ouvrir une quinzaine de nouvelles enquêtes

Selon les données officielles d’Europol, l’événement a permis de surveiller 125 sites. Une cinquantaine de plateformes sont soupçonnées d’être liées à la traite des êtres humains. L’équipe a par ailleurs identifié 9 trafiquants présumés. 

Traite des êtres humains : les femmes ukrainiennes, des cibles privilégiées

Réseaux sociaux : la traite des êtres humains explose

Europol déclare : « De nombreuses plateformes de médias sociaux, applications de rencontres et groupes privés en ligne sont détournés par des personnes impliquées dans la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle ou de travail ».

Les trafiquants ciblent les personnes vulnérables et plus particulièrement les réfugiées ukrainiennes. Sur les 45 victimes recensées lors de la journée d’action, près de la moitié étaient de nationalité ukrainienne.      

L’effort à l’échelle de l’UE a rassemblé des renseignements sur comment les criminels utilisent les réseaux sociaux et les sites de rencontre pour exploiter les personnes vulnérables  (y compris les enfants).

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