Twitter : quand des employés jouent les espions pour certains gouvernements

Twitter : quand des employés jouent les espions pour certains gouvernements

Un américain d’origine égyptienne est reconnu coupable d’avoir agi comme espion pour le compte du gouvernement saoudien. Il s’agit d’un ancien employé de Twitter. Il encourt une peine de 20 ans d’emprisonnement.

Plusieurs chefs d’accusation pour l’espion

Ahmad Abouammo, aujourd’hui âgé de 44 ans, aurait été recruté par des représentants du gouvernement saudien en 2014. Il était chargé de récolter des informations personnelles et confidentielles sur des dissidents

Selon les informations sur l’acte d’accusation, un accès non autorisé a permis à cet ancien employé de Twitter d’avoir les données personnelles de cibles. Le coupable a entre autres pu accéder à l’adresse email, le numéro de téléphone, l’adresse IP, les informations de géolocalisation… 

Il aurait également supprimé certaines informations et fermé des comptes à la demande. Il recevait jusqu’à 300 000 dollars pour ces opérations. Le paiement a été dissimulé avec de fausses factures.

À l’issue du procès qui s’est tenu au tribunal fédéral de San Francisco, il a été reconnu coupable d’avoir agi en tant qu’agent pour l’Arabie saoudite. Ahmad Abouammo est aussi déclaré coupable de blanchiment d’argent, de falsification de document et complot en vue de commettre une fraude électronique.

Une peine jusqu’à 20 ans de prison 

Ahmad Abouammo n’aurait pas agi seul. Un autre ex-employé de Twitter, Ali Alzabarah, aurait été recruté par des membres du gouvernement pour mener des opérations similaire. Il a également été recruté en 2014 après avoir rejoint le réseau à l’oiseau bleu un an plus tôt.

Cette personne a travaillé pour le compte du gouvernement saoudien entre le 21 mai et le 18 novembre 2015 en tant qu’espion. Il est accusé d’espionnage sur plus de 6 000 comptes Twitter. Les forces de l’ordre saoudiennes avaient soumis des demandes de divulgation d’urgence à Twitter pour quelques dizaines de ces comptes.

Le ministère américain de la Justice a également inculpé un autre ressortissant saoudien, Ahmed al Mutairi. Il aurait des liens avec la famille royale. Ahmed al Mutairi servait d’intermédiaire entre les deux anciens employés de Twitter et les responsables du gouvernement saoudien. Les coupables encourent jusqu’à 20 ans de prison.

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