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Zoom condamné à 85 millions $ d’amende pour avoir transmis vos données à Google, Facebook

Suite à la divulgation des données personnelles et de son mensonge quant à la fourniture d’un cryptage de bout en bout, Zoom versera entre 15 et 25 dollars à chacun de ses utilisateurs, dans le cadre du règlement proposé en recours collectif.

Ledit règlement a été livré samedi dernier au tribunal du district nord de la Californie, aux Etats-Unis. Soulignons qu’il y a de cela trois trimestres, Zoom a pourtant accepté de réviser sa sécurité. Cela incluait une « interdiction des fausses déclarations en matière de confidentialité et de sécurité ». Bien sûr, la Federal Trade Commission n’a pas exigé d’indemnisation.

Selon la FTC, Zoom insinuait fournir un cryptage de bout en bout, comme cela a été répété depuis juin 2016. Or, cela ne semble pas être véritablement le cas et Zoom ne propose, à ce jour, ce fameux cryptage de bout en bout. En effet, les clés d’accès à ces informations se trouvent dans des serveurs en Chine et Zoom en possède la clé d’accès. Si les affirmations du géant de la visioconférence s’avéraient vraies, ces clés pour décrypter du contenu seraient seulement en possession des utilisateurs eux-mêmes.

Les implications financières du nouveau règlement

Le règlement issu du nouveau recours collectif concerne tous les utilisateurs Zoom dans le pays, et ce, qu’ils aient opté pour un forfait payant ou gratuit. Une approbation du tribunal signifierait alors que les adhérents aux offres premium pourraient voir retourner 15 % de leur argent payé entre le 30 mars 2016 et le 30 juillet 2021. Le cas échéant, ils pourront recevoir 25 dollars en fonction du montant versé. Les autres membres non admissibles, quant à eux, pourront procéder à une réclamation de 15 dollars.

Du côté des avocats, les dépenses ne sont pas moindres. En effet, ils sont susceptibles de toucher jusqu’au quart des 85 millions de dollars uniquement pour leurs honoraires. Ce chiffre pourrait atteindre 200 000 dollars en incluant le remboursement de toutes les dépenses. Bref, au-delà de tous ces paiements, Zoom a validé des changements quant à l’amélioration de la sécurité des réunions et la protection des données de ses utilisateurs.

Zoom trompe les consommateurs en divulguant leurs données

Selon le procès, les utilisateurs de Zoom croyaient que la plateforme prenait très au sérieux leur confidentialité. Le partage des informations à des entreprises tierces comme Google et Facebook restent alors incomprises chez certains clients. De plus, ces informations individuelles ont été exploitées pour créer « un profil unique propre à l’utilisateur à des fins publicitaires et en influençant le comportement ».

Auparavant, Zoom a déjà été critiqué pour son SDK Facebook. Cet outil permettait effectivement à la plateforme d’envoyer des données à Facebook dès qu’une personne procédait à la création de compte. Bien que le SDK Facebook n’existe plus aujourd’hui, Zoom poursuit ses agissements. La société partagerait des données de la même valeur à Google grâce au SDK Fire base Analytics du géant du cloud.

Sources & crédits Source : arstechnica - Crédit :

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