Ils ont créé un casque de VR pour les souris : Voici le résultat

Des chercheurs américains conçoivent un casque VR pour des souris de laboratoire. Cette innovation peut faire avancer la recherche en neurobiologie.

Des neuroscientifiques ont ainsi développé un casque VR miniature adapté aux souris. Ce dispositif inédit améliore l’observation de l’activité cérébrale des rongeurs et de leurs réactions. À terme, son utilisation peut être très favorable à la recherche en neurobiologie.

Pour mieux simuler un environnement en laboratoire

Une équipe de recherche de l’université Northwestern, aux États-Unis, a récemment développé un système de réalité virtuelle destiné aux souris. Bien que l’idée puisse sembler étrange, elle n’est pas inédite.

Pour étudier l’activité cérébrale des souris et leurs comportements, les chercheurs ont souvent recours à un environnement simulé. Ils utilisent généralement un ensemble de grands écrans pour la simulation. Bien entendu, cette approche présente des limites.

La diffusion de contenu bidimensionnel ne couvre pas l’intégralité du champ de vision du rongeur. Ce dernier peut notamment voir le laboratoire, ce qui réduit l’efficacité de la simulation. D’où l’invention de ce casque VR pour les souris.

Un casque VR adapté aux souris pour un système plus immersif

Dans un article paru dans la revue Neuron, les chercheurs américains détaillent la conception de leur nouvel appareil. Ce dernier se nomme iMRSIV pour Miniature Rodent Stereo Illumination VR.

Le dispositif comporte deux lentilles et deux écrans placés autour du rongeur. Cette configuration permet à l’animal de voir la simulation en trois dimensions. Le sujet vit une expérience immersive grâce à un champ de vision de 180 degrés.

iMRSIV ne ressemble donc pas à nos casques de réalité virtuelle. Au lieu d’être porté comme un véritable casque, le dispositif est immobile. À noter également que la souris se trouve sur un tapis roulant pendant l’utilisation. Celle-ci peut ainsi se mouvoir sans changer de place.

Un système plus performant et plus accessible

iMRSIV a servi pour simuler des attaques de prédateurs aériens. Cela a permis d’examiner la réaction des souris, ce qui n’était pas réalisable avec les anciens simulateurs. Ces derniers ne peuvent pas simuler une attaque aérienne venant d’un prédateur comme une chouette.

L’étape suivante consistera à tester les rongeurs dans le rôle du prédateur. Les chercheurs pourraient notamment lui faire chasser une mouche.

Soulignons que les souris requièrent un entraînement intensif pour accomplir des tâches avec la simulation bidimensionnelle. Les auteurs de la recherche ont constaté que les souris apprennent beaucoup plus vite grâce à une interaction plus instinctive avec l’environnement simulé en trois dimensions.

« Après la première session, ils pouvaient déjà accomplir la tâche. Ils savaient où courir et cherchaient les récompenses aux bons endroits », a expliqué Daniel Dombeck, principal auteur de la recherche, dans un communiqué.

D’autre part, le nouvel équipement de réalité virtuelle ne permet pas que de faire de meilleures observations. Il est surtout plus pratique et plus abordable que les simulateurs bidimensionnels. La recherche en neurobiologie pourra plus facilement recourir à la réalité virtuelle pour les observations.

Le système iMRSIV pourrait permettre à davantage de laboratoires d’accéder plus facilement à la technologie de réalité virtuelle, estime Daniel Dombeck.

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