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Cloudera Data Platform : le résultat de la fusion HortonWorks – Cloudera

Lors du DataWorks Summit se tenant du 19 au 21 mars à Barcelone, Cloudera a annoncé sa feuille de route concernant sa nouvelle plateforme cloud sobrement nommée Cloudera Data Platform.

Difficile de ne pas évoquer la fusion de Cloudera et d’HortonWorks en octobre dernier. Nul ne doutait de l’objectif lié à cette opération évaluée à 5,4 milliards de dollars : régner en main de maître sur le marché du Big Data.

Oubliez HortonWorks, vous faites maintenant affaire avec Cloudera. Pour l’occasion, l’entreprise américaine fait peau neuve avec une nouvelle identité visuelle personnalisée par un logo, mais aussi un discours marketing porté sur l’intelligence artificielle et le Edge Computing.

Cloudera Data Platform : le bébé d’anciens rivaux

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Devant la presse, Mick Hollison, Chief Marketing Officer de Cloudera explique la raison d’être de son entreprise : “nous croyons que les données peuvent rendre ce qui est impossible aujourd’hui, possible demain”.

Bien conscient que ce type de discours n’a que peu d’effets sur des gratte-papiers endurcis, le CMO préfère rappeler les faits. Les discussions autour de la fusion entre son entreprise et HortonWorks ont commencé il y a trois ans. Elle a véritablement pris à l’été 2018, pour enfin être annoncée au début du mois d’octobre. Cela semblait naturel, pour ces rivaux. “Cela fait 6 -7 ans que nous travaillions sur les mêmes technologies open source”, rappelle Mark Hollison.

Surtout Fred Koopmans, Vice President Product Management chez Cloudera détaille la feuille de route de Cloudera Data Platform. Cette nouvelle plateforme Big Data reprend le meilleur de Horton Data Platform (HDP) et de Cloudera Data Hub (CDH) afin d’offrir aux clients “une architecture ouverte unifiée”. Les entreprises pourront déployer 32 distributions open source comme Hive ou Impala en tant que services.

L’idée est d’assurer la visibilité, la gestion, la sécurité, la gouvernance, l’analyse des données, bref proposer une solution Big Data bout en bout à travers une plateforme centrée sur les services. La V1 sera disponible en juin 2019 sur les cloud publics d’AWS et de Microsoft Azure. Cette version apportera le data engineering et le machine learning. Il faudra attendre la V1.1 en décembre prochain pour l’installer sur un cloud privé et bénéficier de la conteneurisation des applications et des données. L’éditeur souhaite planifier deux mises à jour majeures par an. Le planning sera le même pour les infrastructures publiques et privées.

Un outil de gouvernance de données unique pour la plupart des environnements

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Outre un accès à une variété de services d’analyse des données comme Data Flow et le machine learning, la Cloudera Data Platform, apportera l’outil Altus Data Plane. Il permet d’assurer la gouvernance des données et des applications sur l’ensemble des infrastructures utilisées par l’entreprise, que ce soit en périphérie du réseau, on-premise, sur des cloud publics ou hybrides. Cloudera souhaite proposer la plus large compatibilité possible en oeuvrant notamment sur l’ouverture des APIs.

Autre domaine très important, la sécurité. Le groupe veut miser sur la solution open source jusqu’alors promue par Hortonworks : Apache Metron. Ce n’est qu’une solution parmi d’autres. Le nouveau modèle informatique de la plateforme sépare le stockage du traitement des données. Ainsi, on gagne en performance et en sécurité. De même, la virtualisation et l’usage de clusters élastiques promettent une meilleure scalabilité. Aussi, concernant le calcul, le client a le choix d’utiliser ses propres infrastructures de conteneurisation ou de privilégier la solution fournie par Cloudera.

Petit à petit, elle souhaite mettre en place des services pour la migration des projets Big Data. L’objectif, faciliter le passage de CDH et/ou de HDP à CDP, les initiales de la nouvelle offre phare portée par une distribution dont le nom reste encore au stade de projet .

Cloudera maintient CDH et HDP

Cela ne veut pas dire pour autant que Cloudera abandonne les mises à jour de CDH et de HDP. Pour l’instant, elle maintient les deux plateformes historiques. Dans la prochaine version, les clients CDH bénéficieront d’un système intégré d’ingestion et de streaming de données, le fameux Cloudera Data Flow. Ils profiteront de l’ajout d’Apache Phoenix, un outil d’assainissement pour les applications utilisant Hbase. Ils pourront utiliser un service de gestion des clusters à distance, Apache Metron pour la cybersécurité et des outils de gestion opérationnels (workloads, backups). De leur côté, les clients HDP profiteront des mêmes outils de gestion opérationnelle, du moteur de recherche texte Cloudera Search et d’un établi de développement de modèles algorithmiques nommé Cloudera Data Science Workbenches.

En bref, il s’agit de faire cohabiter le meilleur des deux mondes pour ensuite aboutir à l’adoption massive d’une nouvelle plateforme dite 100 % open source compatible avec la plupart des environnements. Reste à savoir si cette transition est compatible avec les installations des clients du groupe. Rapidement, les utilisateurs se poseront la question du coût de l’intégration de CDP. L’éditeur devra promptement clarifier son modèle économique pour s’assurer l’adhésion de ses partenaires et prospects.

Des enjeux financiers importants

Le spécialiste du Big Data affirme que les projets analytiques, BI, IoT et machine learning pourront être conduit depuis une seule plateforme, tandis que les applications bénéficieront de leur propre cycle de mises à jour, pour éviter les répercussions négatives sur les autres services.

Au total, Cloudera rassemble 3 000 employés qui œuvrent pour 2000 grands comptes. Au quatrième trimestre 2018 (terminé au 31 janvier 2019), le spécialiste du Big Data a généré un chiffre d’affaires de 144 millions de dollars, en hausse de 37 % par rapport à la même période l’année dernière. Il accusait 87 millions de perte. Le groupe espère atteindre un revenu d’un milliard de dollars d’ici un an.

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