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Comment le Big Data se trouve au cœur de la Transition Énergétique ?

Le Big Data rassemble les données massives et variées, récupérées en temps réel sur Internet qui sont ensuite traitées, stockées et exploitées. Mais, saviez-vous que c’est aussi l’un des piliers sur lequel peut s’appuyer la transition énergétique ? Certains acteurs de l’énergie utilisent d’ailleurs ces données pour améliorer leur service. Voici comment ces mégadonnées améliorent et optimisent la consommation d’énergie.

Des bâtiments intelligents plus économes

La transition numérique actuelle profite à la transition écologique. Et nous en avons pour preuve la domotique. Il s’agit de l’ensemble des systèmes électriques qui permettent, en local ou à distance, de contrôler et d’automatiser les équipements du logement permettant à la fois d’en améliorer son confort, mais également d’optimiser sa consommation d’énergie.

En effet, ces bâtiments connectés s’appuient sur les réseaux électriques intelligents – les smart grids – présents dans le réseau public de distribution, pour stocker et envoyer des données concernant l’état et l’utilisation du bâtiment. De cette manière, ils permettent de réinjecter l’électricité non consommée au sein du réseau et par là, d’améliorer la consommation énergétique de la maison connectée.

Ces habitats intelligents reposent sur ces mêmes technologies pour intégrer, par intermittence, des énergies renouvelables dans le réseau de distribution. En effet, celui-ci est rendu plus réactif et peut anticiper les variations de production des sources renouvelables, et ainsi, de manière flexible, faciliter l’insertion de l’énergie verte au sein du réseau.

Ils intègrent également des capteurs répartis dans des endroits stratégiques du logement pour contrôler, entre autres, les éclairages, le système de chauffage ou encore les équipements électroménagers et, dès lors, d’adapter la consommation d’énergie.

La domotique solaire pour optimiser l’autoconsommation

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Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) permettent également d’intégrer au sein du bâtiment cette ressource inépuisable, mais intermittente, qu’est l’énergie solaire. Dans le cas où des panneaux solaires photovoltaïques installés sur le toit de la maison sont associés directement à un système de domotique, on parle alors de domotique solaire.

L’objectif est d’améliorer l’autoconsommation solaire de la bâtisse, c’est-à-dire que celle-ci consomme le plus possible sa propre production d’électricité, une électricité solaire produite par son installation solaire. En s’appuyant sur des objets connectés, il est possible de faire fonctionner les appareils électriques principalement lorsque le soleil brille.

Les compteurs intelligents Linky

Jetons un coup d’œil sur un dispositif de domotique en particulier : le compteur Linky. Il est prévu qu’il soit présent dans tous les foyers d’ici 2021.

Ce boîtier connecté prélève les données à distance et permet, dans un premier temps, au gestionnaire de réseau d’électricité Enedis de mieux maîtriser la demande énergétique des bâtiments qu’il dessert et d’éviter ainsi les problèmes de surproduction.

Du côté des particuliers, ils peuvent avoir accès à leurs données Linky en se connectant à leur espace personnel sur le site Enedis. Du fait qu’elles sont accessibles quasi en temps réel (visionnables le jour suivant), ces données permettent d’adapter la consommation d’électricité, et par là de la réduire, car il est possible de :

  • changer ses habitudes de consommation en prenant connaissance des éco-gestes livrés par l’Agence de la transition écologique (ADEME) ;
  • changer de fournisseur d’énergie s’il propose à la fois de l’énergie verte et des tarifs plus avantageux ;
  • repérer les dysfonctionnements, donc des consommations anormales, en prenant comme point de comparaison la consommation des logements aux caractéristiques similaires pour ainsi éviter les déperditions énergétiques.

Enfin, ce compteur connecté favorise l’autoconsommation solaire. Lorsqu’il est connecté à des panneaux solaires, il permet de favoriser la consommation durant les périodes où les panneaux photovoltaïques sont les plus performants.

Des questions sont encore laissées en suspens concernant des projets à plus grande échelle, notamment l’exploitation des données provenant des smarts cities – villes intelligentes – par le biais d’algorithmes et intelligence artificielle (IA). Il est à espérer que les collectivités territoriales s’emparent de technologies telles que l’Internet des objets (IoT), ou encore des systèmes de data.

Mais il est certain que la place des technologies numériques au sein de la bataille contre le dérèglement climatique, avec pour objectifs de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 % d’ici 2030 en comparaison à celles de 1990 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, est sans conteste.

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