Data centers : une interpellation aux candidats présidentiels

La filière des data centers entend interpeller les candidats de la prochaine présidence. En tant qu’accordeurs majeurs des opportunités de territorialité et de l’emploi, ces derniers réclament leurs droits.

Un métier aux enjeux notables

En France, la chaîne des data centers songe à interpeller les candidats  de la prochaine présidence d’ici au 9 mars. D’après elle, les data centers portent sur de véritables enjeux. Non seulement elles jouent sur la territorialité des données mais aussi sur la création d’emplois. Elles contribuent même au développement durable de l’Europe car l’énergie est décarbonée en France.

Les sept principaux points revendiqués

Géraldine Camara, la Déléguée générale de l’association France Datacenter, se veut porte-voix de la filière. Durant un point presse, la filière a particulièrement évoqué 7 points qu’elle juge essentiels pour son activité.

L’environnement

La chaîne revendique une législation environnementale bienveillante à son égard, valorisant son rôle vertueux dans l’écologie. La filière sollicite surtout que le prochain président s’engage à ne pas taxer les data centers français de pollueurs.

Selon OIivier Micheli, l’objectif est d’investir davantage dans de nouvelles technologies environnementales, car plus un data center est moderne, moins il produit de la chaleur.

L’emploi

La filière réclame des plans de formation pour pourvoir les nombreux postes qu’elle a à offrir. Selon Régis Castagné, la filière est face à une réelle difficulté de trouver des ressources humaines. Dès lors, la création de formations d’ingénieurs pour les data centers est plus que nécessaire.

La filière estime représenter aujourd’hui 40 000 emplois et pense que ce chiffre va doubler tous les deux ans.

Les procédures administratives

La chaîne a également réclamé d’alléger les procédures administratives du métier et accéder plus rapidement aux autorisations de constructions de nouveaux bâtiments. En quête de plus de rationalité, Régis Castagné a avancé le propos du guichet unique qui traite toutes les demandes d’autorisations. Fabrice Coquio d’Illustrer a avoué que faire atterrir un câble sous-marin a fallu obtenir dix-sept signatures. C’est pourquoi il souhaite la création d’un secrétariat général aux infrastructures numériques assurant la transversalité entre ministères.

Les soutiens financiers

D’après la filière, les régions devraient inclure la construction de data centers sur leur territoire dès la rédaction de leurs programmes d’urbanisation. Cela présenterait directement les projets en tant qu’investissements stratégiques et pouvoir bénéficier d’aides de l’État. D’un autre côté, elle appelle aussi à la création d’un plan de soutien pour les entreprises qui veulent héberger leurs données en France. Cela incomberait à l’Etat de payer  une partie des loyers des data centers.

Une amélioration du numérique

Enfin, la filière propose d’accroître l’expertise publique en matière de numérique, surtout en data centers. Elle a introduit la demande d’une conférence annuelle voire une publication institutionnelle coordonnée par le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué. Selon elle, cette dernière permettrait aux décideurs publics de cerner au mieux les enjeux territoriaux et nationaux des infrastructures numériques.

La filière est persuadée que le manque de soutien et d’investissement de la part des pouvoirs publics ne serait dû qu’à une regrettable méconnaissance de ses enjeux.

Sources & crédits Source : lemagit - Crédit :

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