Un data center du Pays-Bas projette de réchauffer des milliers d’habitations

Dans le district de Groningen, Bytesnet et Boston cherchent à récupérer la chaleur résiduelle pour ensuite la transmettre à des milliers de foyers.

Grâce à l’apport de Boston, Bytesnet peut, à ce jour, réutiliser la chaleur dégagée par son infrastructure numérique dans un district néerlandais. Les deux entreprises annoncent vouloir travailler au coude-à-coude et proposer ainsi des solutions de chauffages. Celles-ci seront fiables, accessibles et surtout établies sur le long terme. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement de Bytesnet envers un fournisseur d’énergie verte local : WarmteStad.

Hormis les racks à haute densité de puissance, les charges de travail HPC exigent à ce qu’on maintienne au frais tout l’équipement. Ce n’est qu’ainsi que ce dernier pourra fonctionner de manière optimale.

Focus sur la solution proposée par Bytesnet

Une solution est ainsi offerte par le datacenter de Groningen. Celle-ci jouira de la chaleur émise par l’infrastructure, à laquelle s’ajoutera l’expertise de Boston. Elle permettra ensuite de réchauffer des entreprises, mais aussi plus de 10 000 foyers.

Selon Boston, l’infrastructure se constituera de « nœuds de serveur Supermicro combinés à des systèmes de stockage DDN à grande échelle interconnectés par le réseau Mellanox ». Elle se servira de vScaler, ce qui garantit « la surveillance, la gestion, la planification des tâches et la transmission des messages ». Cette plateforme HPC permettra, par ailleurs, de réduire les coûts en automatisant tout le processus.

Pour la mise au frais, cela est assuré par le système de refroidissement AIC24 d’Asperitas. Cette technologie se veut utiliser un fluide diélectrique, où seront immergées les cartes mères. La circulation par convection qui en résulte permettra alors de retirer la chaleur puis de refroidir le système.

Cette méthode serait à l’origine de très belles performances en termes d’efficacité énergétique, d’après Jan-Joris van Dijk, DG de Bytesnet. Celle-ci aura très certainement une incidence positive sur les coûts. On notera également que l’offre est d’une qualité bien meilleure et surpasse même les exigences de toute organisation.

Il est aussi important de faire mention de la construction d’un nouveau data center dans l’Ohio. Ce bâtiment sera le précurseur du refroidissement par immersion en deux phases aux Etats-Unis. Cependant, l’utilisation de la chaleur résiduelle n’est pas une première. Au contraire, celle-ci est devenue une véritable tendance, à en juger des événements récents.

 

Une tendance dans le secteur des data centers

Microsoft vient d’annoncer son partenariat avec une entreprise d’énergie finlandaise. Le but sera d’alimenter en chauffage des maisons et entreprises dans les villes de Kauniainen et d’Espoo. Quant à Tomorrow Water, il vise à « colocaliser data centers et des usines de traitement des eaux usées » en Corée. L’eau chauffée sera ainsi envoyée dans le traitement des eaux usées. Cette eau sera, par la suite, réutilisée pour refroidir les data centers.

Pour finir, au Japon, une infrastructure numérique se sert de la neige comme principale ressource de refroidissement. Une fois que l’eau de fonte est chaufffée, celle-ci est exploitée dans la culture des anguilles. Une fois adultes, le White Data Center envisage de mettre ces poissons sur le commerce. Ce seront alors les « premières anguilles d’Hokkaido ». L’objectif  de l’entreprise est de produire jusqu’à 300 000 anguilles, notamment pour 2023.

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